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Pour en finir avec l’affaire Burgat/Oumma

"Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose", le procédé est misérable, vieux comme Hérode, mais a largement fait ses preuves, et contre toute attente, c’est un universitaire, familier de notre site, dont on était en droit d’attendre une certaine rigueur intellectuelle, qui a fait sienne la célèbre citation du philosophe Francis Bacon.

François Burgat, le politologue de renom, n’en finit pas depuis lundi de se répandre en calomnies contre notre ligne éditoriale, espérant certainement que de sa croisade passionnelle menée tambour battant il restera, dans les esprits, quelque chose de profondément trouble et vicié. Mais que cette bataille est vaine !

Si le spécialiste de la galaxie arabe a dégoupillé ses grenades contre notre site au sujet du traitement de la tragédie syrienne, on observera qu’il s’est bien gardé d’avoir la même exigence envers les puissants médias dominants, à ses yeux exempts de tout reproche. Il est vrai qu’il est tellement plus facile d’être obsédé par Oumma.com, et plus gratifiant aussi !

Nous refusons de nous laisser entraîner sur le terrain miné dont François Burgat a fait son champ de bataille, et avant de l’abandonner à ses obscurs tropismes qui ne nous atteignent plus désormais, nous avons souhaité apporter la contradiction étayée à sa nouvelle charge mensongère, et ce pour la dernière fois. En l’occurrence, la vérité est plus accablante encore pour Burgat que ses propres divagations fallacieuses…

Ses allégations toutes fraîches, mûries dans les ténèbres de la nuit, de mardi à mercredi, prétendent que nous avons sollicité un financement du Qatar : "Il nous dévoile les vraies raisons du prurit anti Qatar qui a soudain saisi la direction d’Oumma. Cette vérité là n’est pas la moins parlante. Sur la foi de sources qui ne peuvent pas être mieux informées, il révèle que la relation de la direction d’Oumma au Qatar n’a pas été précisément fondée sur des exigences éthiques."Faux et archi-faux !

Nous mettons encore une fois au défi François Burgat d’apporter la moindre preuve, de rapporter la moindre parole, le moindre document attestant ses dires, à savoir que nous aurions quémandé l’aide financière du Qatar. Mais ce sera peine perdue, puisque tout est invention, tout est calomnie! Aucun responsable d’Oumma n’a jamais rencontré un officiel du Qatar, ni même un proche de la famille royale.

Burgat poursuit : "Le directeur financier du site et l’un des membres éminents de la rédaction avaient eux aussi pris le chemin du “vilain petit Qatar."  Cette affirmation est exacte, mais pas pour les mauvaises raisons invoquées par le chercheur décidément très mal informé par une source qui se reconnaîtra…

Deux membres de la direction d’Oumma Media se sont effectivement rendus à Doha, mais ils répondaient alors à l’invitation du MLD As « Muslim Leaders of Tomorrow », une structure dont la vocation est de coopter les élites musulmanes à l’échelle internationale. C’est uniquement dans ce cadre qu’Oumma a foulé le sol du Qatar et non pas dans l’espoir que ses potentats deviennent nos généreux mécènes. Rappelons également à François Burgat, qui ne veut pas l’entendre, qu’Oumma a constamment, et depuis sa création en 1999, dénoncé la tyrannie des monarchies du Golfe, y compris celle du Qatar, pour qui le politologue a les yeux de Chimène…

Commandera-t-il à Thomas Pierret, ou à un autre de ses zélés prospecteurs, d’aller fouiller pendant des heures et des heures dans les archives de notre site en vue de pondre un nouvel article délétère, dans la même veine que celui « d’Oumma et la Syrie »,  du style « Oumma et le Qatar », en attendant « Oumma et les éléphants », et pourquoi pas « Oumma et les merguez Halal » ?!

 Burgat  renchérit : "Nous sommes un site pluraliste » m’a répondu, très agacée, la direction du site. « Pourquoi alors », leur ai-je demandé, « au nom de ce pluralisme, ne publiez-vous pas Sifaoui et Fourest, qui jouent sur le même registre que Tahan ? » Je n’ai bien sûr pas reçu de réponse et j’ai pu constater." Faux et archi-faux !

Pas de chance pour François Burgat, nous avons en notre possession une preuve irréfutable qui bat en brèche son accusation. C’est un échange de mails que celui-ci, sauf amnésie soudaine et très sélective, ne peut décemment pas ignorer, ni nier.

Si nous rendions public cet email, les Oummanautes pourraient ainsi vérifier par eux-mêmes l’impartialité de la rédaction d’Oumma, qui s’est tournée vers Burgat afin qu’il nous recommande des intellectuels susceptibles de débattre avec Bassam Tahan sur le conflit syrien. Bassam Tahan, dont François Burgat nous reproche avec une rare virulence l'intervention sur OummaTV, alors que son silence est assourdissant envers BFMTV, France Info, France 24 qui ont également convié Tahan sur leur plateau. Celui qui s’est érigé en directeur de conscience, vitupérant contre Oumma.com, choisit manifestement ses croisades…  

Autre fixette de Burgat : la photo avec Qaradawi

Oui, et alors, est-on tenté de lui objecter ! Est-ce un crime qu’un responsable d’Oumma, qui couvrait un colloque international à Doha en 2008, et non en 2009 comme ce dernier l’assure, ait pris la pose aux côtés de Qaradawi ? Toutes les photos de cette conférence ont été publiées sur un site dédié, donc la révélation de Burgat, qui n’en est pas une, n’a rien du scoop fracassant qu’il assène comme étant la preuve de notre duplicité. Burgat s’enferre décidément dans des détails de caniveau qui ne prouvent strictement rien, si ce n’est sa volonté de nuire sans limites.

La calomnie de Burgat, après nous avoir effarés et affligés, ne nous fait ni chaud ni froid désormais, tant l’universitaire s’est enlisé dans le bourbier de ses allégations, au risque d’y perdre pied et tout crédit.

Si détruire la réputation d’Oumma.com est le seul combat qui fait courir François Burgat et ses amis, nous en avons d’autres, autrement plus prioritaires et impérieux à mener, tels que l’islamophobie entre autres, qui nous font trouver sa petite guérilla bien dérisoire. Hélas, hélas, hélas…

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