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Les nouvelles bouteilles Coca-Cola ne s’appelleront pas Mohammed

La nouvelle controverse liée à l’islam, qui met la Belgique en ébullition, est loin d’avoir la pétillance du soda culte qui en est à l’origine… Son effervescence pleine de bulles toxiques est excessive, sauf pour la marque Coca-Cola qui bénéficie là d’une formidable rampe de lancement pour sa nouvelle trouvaille : personnaliser des bouteilles et des canettes avec des prénoms féminins et masculins, parmi les plus courants.

Sous le slogan « Partagez un Coca-Cola », le dernier concept ultra-vendeur de la firme de sodas surfe habilement sur la polémique qui s’est focalisée sur un seul prénom, le grand absent de la liste établie par ses directeurs du marketing, alors même qu’il est le plus populaire chez nos voisins limitrophes : Mohammed.

Il n’en fallait pas plus pour créer un immense émoi, les conjectures allant bon train pour savoir qui de Coca-Cola ou des musulmans belges ont refusé de baptiser le célèbre breuvage américain sous un prénom musulman qui connaît certes la consécration en Belgique et au Royaume-Uni notamment, mais incarne avant tout la figure vénérée du Saint Homme de l’Islam.

D’après le site Slate, qui se réfère au site néerlandophone Knack, c’est une représentante américaine du géant des sodas qui a révélé que le veto provenait de l’Exécutif des musulmans de Belgique, qui aurait « déconseillé » d’accoler le prénom Mohammed sur des canettes gazeuses, quand bien même sont-elles les plus célèbres du monde… Coca-Cola se serait engagé à appliquer à la lettre cette recommandation dans tous les pays européens, qui seront prochainement inondés de ses bouteilles personnalisables à loisir.

Dans cette agitation délétère des neurones, qui risque au final d’éclater comme une méprisable bulle de savon, le président de l’Exécutif de Belgique a pris ses distances en démentant la version de Coca-Cola : "Je n’ai, à titre personnel, aucun problème avec cela. J’ai simplement signalé, après en avoir débattu au sein de la communauté, que chez certains musulmans cela pourrait être mal interprété. Mais encore une fois, je n’ai donné que mon opinion. La décision finale a été prise par Coca-Cola."

Pendant que des voix belges, montant en épingle l’affaire, s’élèvent pour dénoncer le rigorisme ou le conservatisme désuets de l’islam, la firme Coca-Cola, seule et unique bénéficiaire de cette nouvelle frénésie anti-islam, déroule son plan de communication en toute quiétude et en engrange déjà les juteux profits.

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