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New York : Un chauffeur de taxi musulman accusé de discrimination pour avoir refusé qu’une femme s’assoie à ses côtés

Tancé sévèrement par la justice américaine et verbalisé à hauteur de 350 euros, les raisons religieuses invoquées par Tamsir Drammeh, un chauffeur de taxi musulman exerçant à New York, pour refuser qu’une femme, accompagnée de son mari et de ses deux enfants, prenne place à ses côtés, n’ont convaincu personne, laissant ses clients et plaignants abasourdis, tandis que la presse, alléchée par l’odeur du fait divers estampillé « communautarisme islamiste », en a fait ses gros titres sensationnalistes.

Accusé de discrimination envers une passagère qui a trouvé la portière verrouillée au moment de s’asseoir sur le siège avant, après que sa petite famille se soit installée à l’arrière du véhicule, Tamsir Drammeh a campé sur ses positions devant le tribunal, ne reniant rien, ni de ses convictions profondes, ni de son refus irrévocable, insistant sur le fait qu’il avait demandé au mari de passer devant.

La course de taxi n’a jamais eu lieu, puisque les clients en question, très offusqués, sont immédiatement sortis de la voiture, non sans avoir pris le soin de noter la plaque d’immatriculation en vue de porter plainte.

Parallèlement à la justice qui lui a fait grief de ne pas mettre de côté sa foi lorsqu’il est au volant de son taxi, estimant que sa ligne de défense est « inaudible et inacceptable de par la nature même de sa profession qui le met en contact avec le public, quel qu’il soit », son employeur musulman a également, de son côté, désapprouvé son attitude, assurant qu’ « aucune règle islamique ne stipule expressément de ne pas s’asseoir à côté d’une femme », d’autant plus qu’en l’occurrence la passagère n’était pas seule.

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