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Muhammad Yunus, le « banquier des pauvres », l’heureux lauréat des Lauriers olympiques

Bien qu’il soit habitué à ce que le monde, admiratif, lui tresse des lauriers, notamment depuis l’obtention en 2006 des palmes prestigieuses du prix Nobel de la paix, l’émotion a entièrement submergé Muhammad Yunus au moment de recevoir des lauriers honorifiques, à la saveur toute particulière : les Lauriers olympiques, décernés pour la deuxième fois depuis 2016 par l’aréopage de sages qui siègent au sein du Comité international olympique.

Ces lauriers, ornés d’or et insérés dans une pierre symbolisant celle provenant historiquement du site d’Olympie, haut lieu des jeux olympiques durant l’Antiquité, portent haut des valeurs humanistes universelles, auxquelles le célèbre économiste et entrepreneur bangladais est très attaché depuis sa plus tendre enfance.

Muhammad Yunus nobélisé

Des valeurs infiniment précieuses que son père, un musulman bon et pieux dont la plus grande richesse fut de vivre dans la lumière d’Allah, lui inculqua très tôt, ainsi qu’à ses 9 frères et sœurs, dans le havre de paix du foyer, au cœur de son Bangladesh natal.

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Tout au long de sa trajectoire exceptionnelle, ces valeurs islamiques essentielles guidèrent les pas et les choix de Muhammad Yunus, et tel le plus lumineux des flambeaux, l’éclairèrent sur la voie du bien, au service de son prochain en souffrance.

D’extraction modeste, le désormais légendaire « banquier des pauvres », qui s’exila aux Etats-Unis où il décrocha, en 1969, un doctorat en économie à l’Université Vanderbilt, grâce à la très sélective bourse Fulbright qui lui fut alors octroyée, est apparu radieux sur grand écran, lors de la cérémonie d’ouverture des 32èmes Jeux Olympiques à Tokyo.

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Muni du trophée qui l’a visiblement comblé de bonheur, le fondateur bienveillant et bien inspiré de la Grameen Bank, la première institution de microcrédit créée en 1976 pour les plus démunis, a gravé son nom en lettres d’or dans l’histoire de l’Olympisme, en devenant le deuxième lauréat, et le premier Asiatique, d’une couronne de lauriers des plus gratifiantes.

« Je suis honoré et bouleversé de recevoir ce prix olympique, qui est si spécial pour moi et mon pays », a déclaré l’heureux septuagénaire depuis Dakha, la capitale du Bangladesh, non sans avoir remercié chaleureusement les membres du Comité Olympique et appelé avec force à construire un monde meilleur.

Un monde composé de trois zéros salutaires qu’il a martelés avec conviction, tout en exhortant la fine fleur du sport international à s’en faire les porte-drapeaux charismatiques : zéro émission nette de carbone, zéro concentration de richesses pour mettre fin à la pauvreté une fois pour toutes, et zéro chômage en libérant le pouvoir des entrepreneurs.

C’est en formant le vœu que la flamme de l’olympisme, et l’idéal qui la fait briller de mille feux, ne s’éteindront jamais dans les cœurs, que le pionnier de la microfinance destinée aux personnes nécessiteuses a conclu son discours, les yeux brillants dans lesquels se reflète la beauté de l’âme.

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