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Moncef Marzouki en France pour apaiser les tensions franco-tunisiennes

Alors que Moncef Marzouki foule le sol français pour la première fois depuis qu’il  a endossé son costume présidentiel, dans le cadre d’une visite à haute portée symbolique visant à apaiser définitivement les relations entre Paris et Tunis, nous revient à la mémoire la désastreuse dénégation Sarkozyste de la révolte tunisienne, par la voix du ministre fantoche des Affaires étrangères de l’époque, Michèle Alliot-Marie.

Celle qui répétait à l’envi pour sa piteuse défense qu’elle "n’est plus ministre quand elle est en vacances", était, comme tant d’autres, une inconditionnelle de la Tunisie de Ben Ali, et d’un mirage démocratique qui était plus doux au soleil, surtout quand il rimait avec luxe, calme et… jets privés…

Le point d’orgue de ce séjour diplomatique, qui aspire à resserrer des liens mis à mal par la petite phrase d’une rare inconséquence évoquant, toujours par l’entremise de Michèle Alliot-Marie, l’intervention sécuritaire de la France auprès de l’autocratie tunisienne vacillante, aura lieu ce mercredi, lorsque Moncef Marzouki s’exprimera devant l’Assemblée nationale. Un rare et insigne honneur, qui n’a été accordé qu’à 16 dirigeants étrangers avant lui, la dernière allocution  en date remontant à 2006.

Cette rencontre est "l'occasion de réaffirmer le soutien que la France apporte à la transition politique engagée en Tunisie (…) Elle manifestera ainsi la forte volonté de la France d'accompagner les autorités et le peuple tunisiens dans ce processus, sur la base d'un partenariat d'égal à égal, dans le cadre des liens d'amitié très étroits qui unissent les deux pays et les deux peuples", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Bernard Valéro. 

C’est peu dire que la France sous Nicolas Sarkozy s’est déshonorée en niant l’ampleur de la fronde populaire tunisienne. Son ingérence fut à l’aune de son indignation, à géométrie très variable, ne s’érigeant en devoir que pour servir certains intérêts géopolitiques, au profit d’une diplomatie à courte vue, là où le sens du discernement aurait dû guider ses pas et éclairer son action.

 

 

 

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