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« Love InshAllah » explore les vies amoureuses des musulmanes américaines

Qui mieux que des musulmanes pouvaient se raconter à cœur ouvert,  et ouvrir le jardin secret de leurs émotions, de leur désarroi, de leurs romances, mais aussi de leur aspiration à Dieu ? Hors des sentiers battus, l’édition originale « Love InshAllah » explore l’intimité de la femme musulmane américaine, sous la forme d’une  compilation de différentes histoires, souvent autobiographiques, écrites par des musulmanes, sur le défi que représente de nos jours la quête de l’âme soeur à l’intérieur de la communauté, à travers les Etats-Unis.

Sous l’impulsion de deux éditrices aguerries, Ayesha Mattu et Nura Maznavi, des portraits féminins s’animent sous les plumes alertes d’écrivaines qui se sont épanchées sans fard et sans mots couverts, et dans lesquels chaque femme,  désireuse de concilier bonheur personnel et foi, identifiera une part d’elle-même.

Si certaines auteures considèrent que l’ouvrage tend à réconcilier leur identité musulmane américaine avec les mœurs socio-culturelles complexes qui les entourent, et qui influent immanquablement sur leurs relations amoureuses, d’autres y voient plutôt le renforcement de leur proximité avec le Très-Haut.

Mais qu’ils mettent en lumière des tranches de vie, où le rôle prédominant de la famille et des amis proches a fait ou défait des couples, qu’ils retracent avec justesse des anecdotes de rendez-vous réussis ou manqués avec le prince charmant, tous ces récits parlent d’espoir sous le regard vigilant d’Allah, chaque épilogue ayant son « Happy end » à l’américaine.

Briser des stéréotypes qui ont la vie dure ne se fait pas sans attiser la controverse, surtout à la vue de l’illustration et du sous-titre du livre, racoleurs comme peuvent l’être certains romans de gare : « Les vies amoureuses secrètes des femmes musulmanes américaines », avec en couverture l’image d’un déshabillé couché négligemment sur une couette chiffonnée, comme pour assouvir  le fantasme orientaliste de la volupté musulmane.

Assumant pleinement ce choix, les deux éditrices insistent sur la portée universelle de « Love InshAllah », certes transgressif par sa mise à nu et sa liberté de ton, mais transgressant aussi toutes les frontières afin de faire sens auprès des femmes non-musulmanes. « Grâce à l’éducation et à une plus grande autonomie, les musulmanes, où qu'elles se trouvent, apprennent à se battre pour trouver un équilibre entre les coutumes sociales et leurs choix de vie personnels, notamment quand le temps très délicat de l’amour est venu » persistent et signent l’ensemble des rédactrices et grands témoins du livre.

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