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L’imam Chalghoumi porte plainte contre Ghaleb Bencheikh

La liberté d’expression, celle que la France de Voltaire sacralise, notamment quand elle confine à la liberté de tout dire sur l’islam, serait-elle moins absolue et plus sélective quand Hassan Chalghoumi, l’imam de Drancy, fait l’objet de la critique qu’elle permet d’exprimer… en toute liberté ?

Il faut le croire si l’on en juge par les foudres que s’est attiré récemment Ghaleb Bencheikh, l’éminent islamologue que l’on ne présente plus et actuel président de la Fondation de l’Islam de France, pour avoir usé de ce droit fondamental, pour avoir osé dire dans un entretien accordé, le 12 novembre, au site TSA-Algérie, qu’ « ériger » l’imam de Drancy comme le « quasi unique porte-parole des musulmans de France» serait une «atteinte à l’intelligence des Français musulmans».

Pour s’être éclairé au flambeau des Lumières, en pensant qu’il brillerait de la force de l’intelligence dans les ténèbres de l’ignorance et de l’hypocrisie… La désillusion n’en est que plus cruelle.

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Les envolées voltairiennes grandiloquentes se sont tues, alors que s’élèvent les cris d’orfraie poussés par l’imam préféré des médias, celui qui a l’art d’écorcher la langue de Molière et ne représente que ceux qui l’ont hissé sur un piédestal bien trop haut, et par l’avocat de ce dernier.

Sans avoir pris aucune liberté avec la liberté d’expression, mais pour s’être simplement autorisé à émettre une opinion, manifestement dérangeante, Ghaleb Bencheikh est aujourd’hui sous le coup d’une plainte déposée, le 13 novembre, pour ses propos jugés « outrageants et méprisants » contre Hassan Chalghoumi.

Plus grave encore, l’imam de Drancy, par le truchement de son avocat, appelle purement et simplement à la destitution du président de la Fondation de l’Islam de France, en ces termes sans équivoque : « Il est également nécessaire que des sanctions administratives soient prises à l’égard de Monsieur Benckeikh, qui ne saurait continuer à présider une institution dont l’objet correspond exactement aux valeurs prônées et défendues par Monsieur Chalghoumi mais qui, à la lecture de l’article litigieux, sont devenues à l’opposé de celles de Monsieur Bencheikh.».

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La France des Lumières donnera-t-elle la primauté à l’érudition, à la légitimité incontestable et à la stature de rassembleur qu’incarne Ghaleb Bencheikh, ou à l’imam très controversé de Drancy ? Là est malheureusement la question…

L’équipe Oumma tient à assurer Ghaleb Bencheikh de tout son soutien.

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