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Les étudiants musulmans d’Ottawa font découvrir l’islam en remontant le temps

Comparé à une fabuleuse machine qui a traversé les siècles et leurs innombrables tumultes, sans que ses rouages bien huilés ne s’enrayent jamais, l’islam, décrit par des étudiants en sciences de l’université d’Ottawa, ne pouvait que s’appréhender à travers une métaphore technique mais qui symbolise parfaitement l’idée maîtresse de pérennité autour de laquelle s’est articulée la semaine de sensibilisation à la troisième religion monothéiste.

Arborant fièrement les tee-shirts aux couleurs de l’événement, rehaussés d’un logo très original représentant un engin au mécanisme inoxydable, le groupe d’étudiants musulmans, à l’origine de cette semaine de débats, d’échanges et de rencontres dédiée à la découverte de leur foi, de son histoire millénaire, et de ses principes fondateurs, ont imaginé son concept comme s’ils avaient élaboré leur premier prototype de machine à remonter le temps…

"Le logo illustre le mécanisme qui a permis à l’islam de perdurer depuis des temps immémoriaux jusqu’à aujourd’hui. Ceci est aussi un rappel à l’attention de tous les musulmans, nous devons vérifier constamment que tous les rouages de l’islam s’imbriquent parfaitement, en d’autres termes que le Coran, la justice, les sciences, les femmes, pour ne parler que de ces aspects-là, forment une belle unité et harmonie qu’aucun grain de sable ne viendra gripper", a déclaré Shahad Khalladi, un étudiant de deuxième année en science biomédicale et membre de l’association des étudiants musulmans d’Ottawa.

Proposant plusieurs tables rondes thématiques au cours de quatre jours d’immersion dans la richesse patrimoniale, cultuelle et culturelle de l’islam, cette grande première aspirait à valoriser et explorer les différents domaines d’excellence que recouvre l’islam, à mettre en lumière ses illustres savants, ainsi que ses grandes sources de préoccupation dont, entre autres, celles de l’éducation, du savoir et de la préservation de l’environnement.

"Nous voulons montrer que l’on peut être un scientifique accompli, dont le fruit des recherches profite à la communauté scientifique, et en même temps être une personne pieuse, qui se prosterne devant le Très-Haut", a ajouté Shahad Khalladi, qui croit en Dieu et dans les théorèmes sans se sentir tiraillé par un profond dilemme.

Si la "machine" Islam a zéro défaut, en revanche l’interprétation et les applications concrètes qu’en font les hommes peuvent s’avérer erronées ou dénaturées et par conséquent perfectibles, notamment envers les femmes, les droits de l’Homme et en matière de justice sociale : "Les musulmans ne doivent pas mépriser ou rabaisser les femmes ni en paroles ni en actes. Nous essayons d'expliquer que l'islam est une religion juste, bien que certains musulmans à travers le monde ne le soient pas. Ce n’est pas parce que je suis musulman et que j’affirme suivre les préceptes de l'Islam que cela signifie pour autant que j'agis selon l’islam en respectant les enseignements du Prophète", a indiqué Ahmed Hussein, président de l’association des étudiants musulmans, dont le point de vue a passionné un large auditoire musulman et non-musulman.

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