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Les auteurs d’une collection de livres pour enfants se voient reprocher d’avoir éludé le sujet de “l’extrémisme violent”

De la prestigieuse université de Harvard à l’édition d’une série de livres éducatifs destinés aux petits musulmans américains, il n’y avait qu’une idée créative à mûrir que les deux frères, Amin et Mohammed Aaser, âgés respectivement de 24 et 27 ans, ont matérialisé avec succès, forts d’un business plan qui prédisait un avenir radieux aux personnages très attachants de « Noor Kids ».

Les frères Amin et Mohammed  Aaser, deux jeunes auteurs qui ont le vent en poupe, contre vents et marées…

Ce que leur étude de marché n’avait en revanche pas anticipé, c’est la remarque perfide et terriblement dans l’air vicié du temps d’un journaliste qui, après les avoir longuement interviewés, leur reprocha sournoisement dans son article de ne pas avoir traité le sujet d’une actualité brûlante, riche en islamalgames dévastateurs : « l’extrémisme violent de leur communauté ».

Bon sang, mais c’est bien sûr ! Notre monde de brutes voudrait que l’univers enchanté de la BD « Noor Kids » ne soit peuplé que de méchants islamistes pour complaire à la bien-pensance occidentale, aux hideux artisans des peurs, et faire des musulmans des coupables idéaux dès le bac à sable ! Faire rimer islam et islamisme jusque dans des ouvrages pédagogiques qui expliquent l’islam de manière ludique aux tout-petits, tel est le pernicieux privilège du monde merveilleux de l’enfance musulmane…

"Ceci est un exemple flagrant de partialité, qui sème la confusion sciemment en insinuant que l’islam est synonyme d’extrémisme", a fustigé Khaled Beydoun, un éminent professeur de droit. "Aborder l'extrémisme dans la littérature pour les enfants musulmans est une forme spectaculaire et horrible de diabolisation", a abondé dans son sens la thérapeute Dr Donna Gaines.

Avant Amin et Mohammed Aaser, d’autres auteurs musulmans, pour enfants notamment, ont subi de fortes pressions afin de distiller dans leurs albums ou livres le poison des préjugés islamophobes, et pas seulement en subliminal…

"Je ne pense pas que les auteurs de livres pour enfants doivent éluder les questions difficiles, mais en aucune façon l'extrémisme doit être inclus dans les livres pour enfants musulmans. Cela altérerait gravement la nature même de ces ouvrages d’éveil pédagogique, et ce serait très préjudiciable", a commenté, en pesant ses mots, Anastasia Pratt, une théoricienne de la littérature, avant de lancer en appuyant là où le bât blesse : "Les écrivains chrétiens ne sont pas tenus d'inclure des références à des groupes extrémistes chrétiens ! Les écrivains du Sud des Etats- Unis ne sont pas obligés de truffer leurs écrits de références au  Klu Klux Klan ! Pourquoi en irait-il autrement avec les écrivains musulmans ?".

"Les livres dédiés à l’histoire de l’islam et à la richesse des enseignements coraniques devraient se concentrer principalement sur les principes de la foi", a ajouté Khaled Beydoun, en soulignant : "Ceci donnera une base intellectuelle à ces enfants et quand ils seront en âge d’aborder des questions plus complexes et sensibles, ils auront un esprit critique suffisamment développé pour être en mesure de les analyser intelligemment, avec discernement".

Les enfants musulmans ne sont assurément pas différents des autres enfants du monde, contrairement à ce que voudraient faire accroire les grands pourfendeurs de l’islam, dont le travail de sape dans les médias est redoutable. L’interviewer, dénué de probité intellectuelle, des auteurs de « Noor Kids » serait bien avisé de se pencher sur l’étude édifiante réalisée par le centre de recherche de Washington "New America" qui a mis en évidence que la suprématie blanche, les néo-nazis, et les extrémistes du cru ont tué plus de personnes depuis le 11 septembre en Amérique, lors d’attaques terroristes (48 personnes dans 19 attaques), que les djihadistes (26 personnes dans 7 attaques).

Cerise sur le gâteau : les extrémistes blancs ont été impliqués dans la majorité des attaques terroristes perpétrées Outre-Atlantique. De quoi revoir sa copie, si tant est que l’on soit un journaliste doté d’une once de  conscience…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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