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Le pitoyable numéro d’hypocrisie de Sarkozy en Tunisie

Son numéro clownesque de l’hypocrisie ne fait plus recette depuis belle lurette dans une France qui n’en connaît que trop les grosses ficelles, Sarkozy, l’ex-président décomplexé du racisme désinhibé, de l’islamophobie instrumentalisée, de la croisade anti-voile à l’université hystérisée, de l’affairisme débridé, de la « guerre humanitaire » en Libye savamment orchestrée, de la mise à mort de Kadhafi, son hôte de marque reçu en grande pompe en 2007 et peut-être même généreux mécène de sa campagne présidentielle, ourdie en secret, de l’alignement « Bushiste » invétéré, et des petits arrangements avec Ben Ali favorisés, est allé faire son show de l’autre côté de la méditerranée, dans une Tunisie cruellement affectée par l’attentat sanglant de Sousse, dont on espère vivement qu’elle ne se laissera pas abuser par la pitoyable Tartufferie de l’artisan sans foi ni loi du chaos libyen et de la montée du terrorisme sur le sol tunisien, libyen et syrien.  

Oui, on espère sincèrement que la Tunisie saura démasquer la vaste supercherie de ce triste sire de la politique de caniveau, reconverti en pitre cynique de l’UMP, entouré par des séides du même acabit, les Estrosi, maire de Nice, et Ciotti, député des Alpes-Maritimes, qui pousse la malhonnêteté intellectuelle jusqu’à minimiser sa responsabilité, pleine et entière, dans l’embrasement libyen. Egal à lui-même, cet opportuniste patenté s’exonère de toute faute, accusant de tous les maux la fameuse communauté internationale, et feint l’indignation en rappelant avec une rare indécence le massacre de 8 000 musulmans bosniaques, abandonnés à leur effroyable sort, dans l’enclave martyre de Srebrenica.

Les autorités tunisiennes n’auront certainement pas effacé de leur mémoire l’affligeant spectacle de Michèle Alliot-Marie, alors ministre des Affaires étrangères de la Sarkozie, embourbée dans ses mensonges éhontés au sujet de son voyage d’agrément dans la Tunisie de Ben Ali pour acquérir un appartement à un prix préférentiel, au moment même où l’insurrection populaire éclatait, qui proposait à l’Assemblée Nationale d’envoyer une aide militaire française pour sauver… le despote dans la tourmente… Michèle Alliot-Marie dont personne, dans l’Hexagone, n’a oublié la petite phrase ahurissante qui en dit long sur le délitement de la droite française et l’immoralité du règne Sarkozyste : « Je ne suis plus ministre des Affaires étrangères quand je suis en vacances ».

BHL, le grand inspirateur du concept fumeux de la « guerre humanitaire en Libye » et conseiller plus voyant qu’occulte de Sarkozy, a été hué, conspué et finalement chassé de Tunisie en novembre 2014 pour notre plus grand bonheur. Sans aller jusqu’à souhaiter ce même traitement de faveur à Sarkozy, pourquoi ne pas lui avoir interdit de fouler le sol d’un pays dont il faisait ami-ami avec le dictateur et qu’il a contribué à déstabiliser par son bellicisme aligné inconditionnellement sur l’axe Atlantique ?

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