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Le Parlement européen lève l’immunité de Bruno Gollnisch pour ses propos anti-musulmans

Bruno Gollnisch ne se félicitera certainement pas d’avoir fait l’unanimité au Parlement européen, et peut-être même ravalera-t-il sa salive, qu’il a fielleuse et négationniste, face au consensus qui le prive de son immunité parlementaire à la suite d’une plainte pour “incitation à la haine raciale”, anti-islam s’entend.

Connu comme le loup blanc pour ses saillies verbales qui revisitent la grande histoire, notamment en 2004, lorsqu’il a publiquement contesté les crimes contre l’humanité, le député européen, qui briguait la présidence du Front National, est rattrapé par un communiqué de presse datant d’octobre 2008, dans lequel il distillait une pensée raciste et ultranationaliste : “l’invasion de notre patrie et la destruction de notre culture et de nos valeurs” par l’islam.

La plainte déposée en janvier 2009 par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) contre les propos de Bruno Gollnisch, lequel s’était retranché derrière sa précieuse immunité pour se soustraire à une convocation judiciaire, a été finalement entendue par le Parlement réuni en session plénière à Strasbourg, estimant que les faits reprochés sont à dissocier de ses activités de député européen, et concernent uniquement “ses activités sur le plan purement régional et local“.

Criant à l’hallalisation de la France avant que Zemmour ne s’en fasse la caisse de résonance tonitruante, et faisant montre récemment d’une grande clémence envers un jeune élu frontiste adepte du salut nazi, celui qui a dû rendre les armes face à Marine Le Pen triomphante doit aujourd’hui faire profil bas face à la levée d’une protection parlementaire usée jusqu’à la corde.

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