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Le Maroc répond à la proposition algérienne

Lancé depuis le royaume de l’Atlas, le 6 novembre dernier, l’appel du roi Mohammed VI prônant un « dialogue franc et direct » avec l’Algérie, permettant de dépasser les différends, avait suscité une réaction  d’Alger, le 22 novembre, demandant « dans les délais les plus rapprochés une réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union du Maghreb arabe (UMA). »

Le ministère marocain des Affaires étrangères a publié hier un communiqué, suite à la rencontre du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita, avec l’Ambassadeur d’Algérie à Rabat.

Ce communiqué rappelle que cette rencontre « intervient après plusieurs démarches, formelles et informelles, entreprises vainement, dix jours durant, afin d’établir un contact avec les autorités algériennes à un niveau ministériel. »

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Au cours de l’entrevue avec l’Ambassadeur d’Algérie à Rabat, le ministre  marocain a affirmé que « le Royaume demeure ouvert et attentif à toutes propositions de l’Algérie concernant le niveau, les déclinaisons, l’ordre du jour, les modalités et le rythme de ce dialogue bilatéral. »

Quelques extraits de ce communiqué du  ministère marocain des Affaires étrangères :

 » Par ailleurs, le Maroc a pris note de la lettre du Secrétaire Général de l’Union du Maghreb Arabe, en date du 23 novembre, informant des demandes tunisienne et algérienne appelant à la tenue d’une réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’UMA. A cet égard, M. Bourita a précisé ce qui suit :

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La demande algérienne est sans rapport avec l’Initiative Royale. Celle-ci est purement bilatérale, alors que la démarche algérienne s’inscrit dans le cadre de la relance de la construction régionale.

L’état de léthargie que connaît l’UMA, depuis des années, est essentiellement dû à la nature anormale des relations maroco-algériennes, lesquelles ne peuvent être traitées que dans le cadre d’un dialogue bilatéral, direct et sans intermédiaires.

– D’ailleurs, l’UMA et ses Etats membres n’ont eu de cesse d’appeler, jusqu’à la semaine dernière, à un dialogue maroco-algérien afin de transcender leurs divergences dans un esprit de bon voisinage et d’aspiration commune à s’élever au niveau des attentes des cinq peuples maghrébins frères.

 Le Maroc n’a pas d’objection de principe quant à la tenue d’une réunion du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’UMA. Le Royaume a, d’ailleurs, réagi de manière constructive à la proposition formulée par la Tunisie pour tenir une retraite des cinq Ministres maghrébins des Affaires étrangères. Néanmoins, le Maroc ne peut que douter que cette 35ème réunion ministérielle puisse parvenir à des résultats tangibles, différents des 34 précédentes, en l’absence d’une bonne préparation et d’un dialogue direct responsable entre deux Etats membres de l’UMA.

Tout en restant attaché à une relance de la construction maghrébine sur des bases saines et solides, le Royaume du Maroc réitère sa demande aux autorités algériennes de faire connaitre, officiellement, leur réaction à l’endroit de l’Initiative Royale pour l’établissement d’un Mécanisme politique bilatéral de dialogue et de concertation.

 Le Maroc ne peut que regretter que cette invitation n’ait pas encore connu la réaction escomptée, alors même qu’elle a toujours été demandée par l’Algérie elle-même. Malgré ce constat, le Royaume reste ouvert et optimiste quant au futur des relations entre les deux pays frères. Au moment où les autres formules (cadre régional, intermédiaires …) se sont révélées infructueuses, le Maroc espère toujours que les contacts humains directs sauront apporter la réponse appropriée aux divergences bilatérales”.

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