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Le maire FN de Mantes-la-Ville met des bâtons dans les roues des fidèles pour la prière de l’Aïd

C’est aux embûches, aux campagnes anti-mosquées et autres vetos municipaux dressés sur la route des administrés musulmans que l’on reconnaît la gestion frontiste de la douce France, et c’est en cela que se rendre massivement aux urnes pour enrayer l’’irrésistible percée de l’extrême droite et la contagion droitière de l’Hexagone est un devoir plus que jamais impérieux.

A Mantes-la-Ville, dans les Yvelines, Cyril Nauth, cet illustre inconnu devenu premier maire FN d’Ile-de-France en flattant les bas instincts et en attisant les hostilités contre le projet de mosquée, n’a pas failli à sa mission délétère et foncièrement anti-républicaine : rendre la vie impossible à ses concitoyens musulmans en leur refusant catégoriquement de leur octroyer un local municipal, jeudi 24 septembre, pour la prière de l’Aïd. 

Rompant brutalement avec l’ère socialiste qui avait ouvert grand les portes du gymnase Aimé-Bergal aux fidèles, l’édile frontiste ne l’a pas entendu de cette oreille, s’opposant fermement à cette perspective, et avec encore plus de mauvaise volonté à toute autre solution alternative.

Cet arbitrage,animé par une islamophobie institutionnelle viscérale et caractérisée, a été aussitôt contesté en justice par l’Association des Musulmans de Mantes-Sud (AMMS), mais en pure perte puisque le  tribunal administratif s’est rangé à l’avis du maire. 

"Nous avions fait part à Cyril Nauth de notre demande à plusieurs reprises", a commenté, profondément dépité, Abelaziz El Jaouhari, président de l’AMMS, en indiquant avoir fait appel devant le Conseil d’État. "Concernant le jugement, le magistrat nous a demandé des pièces complémentaires mais elles ont été enregistrées trop tard", a-t-il ajouté, en ne se faisant plus guère d’illusions à la veille de célébrer la grande fête de l’Aïd al-Adha.

Si le Conseil d’Etat confirme le premier jugement, la grande prière aura lieu dans la mosquée du boulevard Salengro, là où les fidèles de Mantes-la-Ville prient à l’étroit, au grand dam d’Abdelaziz El Jaouhari qui a pris les devants en coupant court à toute polémique passionnelle et analogie nauséeuse dont Marine Le Pen et ses bons petits soldats ont fait leur fonds de commerce : non, il n’y aura pas de prière sur le boulevard !

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