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Le “Grand Ramdan” ou l’exploitation festive du mois sacré

Dans la société marchande, l’islam demeure un produit comme un autre qu’il convient d’exploiter commercialement. Pour la seconde année consécutive, “Le grand Ramdan”, qui n’est rien d’autre qu’un lamentable barnum se déroulera à Paris, au parc de la Villette et à la Cité de la musique, vers la fin de ce mois sacré, période de recueillement et de profonde spiritualité. L’intitulé même de ce cirque, comprenant un jeu de mot entre “Ramadan” et “Ramdan” (vacarme) dénote la perception exotique du Ramadan, assimilé à mille et un bruits, une “couscous party”, du style venez ” faire la bamboula”.

Soutenus par le très mondain ministre de la Culture et de la Communication Fréderic Mitterrand, les organisateurs nous invite donc à “Réservez notre soirée”, “Le samedi 27 août 2011, pour fêter la fin du jeûne du Ramadan qui interviendra officiellement le 29″ ” (…) “célébrer en beauté la fin du Ramadan”

Outre que cette foire musicale contrevient totalement à l’esprit du jeûne, on notera que les organisateurs ont déjà décrété la fin du Ramadan qui “interviendra officiellement le 29”. C’est dire l’ignorance crasse qu’ont du mois sacré ces Jet-setteurs qui ignorent jusqu’à l’existence de la nuit du doute, au cours de laquelle est déterminé la fin du jeûne. Cela en dit long également sur leur empressement de voir le Ramadan se terminer pour faire la fête dans une soirée bien branchée.

Au programme de ce barouf exploitant vulgairement le Ramadan, des chanteurs de seconde zone, réputés surtout pour l’indigence de leurs textes, qui n’ont jamais montré le moindre intérêt pour l’islam, à l’instar de Rachid Taha, Faudel, Kenza Farah et Sheryfa Luna.

Que ces individus souhaitent faire la fête, c’est leur droit le plus absolu, mais qu’ils évitent d’intégrer cette référence au Ramadan dans leur divertissement mercantile. Expliquons brièvement à ces fêtards le sens réel de la célébration de la fin du mois sacré qui est aux antipodes d’un tapage nocturne sous les projecteurs.

Avant de fêter la fin du jeûne, comme le veut la tradition, le fidèle doit d’abord s’acquitter de l’aumône de la rupture du jeûne ou Zakat al-Fitr (5 euros par personne). Vient ensuite l’accomplissement dans la matinée de la prière de l’Aid El Fitr. Puis c’est en famille que les musulmans célébreront cette fête religieuse, dans un climat de fraternité, de sérénité, d’humilité et de partage et non pas en faisant la bringue dans un esprit bassement consumériste comme ce “grand Ramdan grossier et bien “parisianiste” nous y invite.

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