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Le Dr Akbar Ali, l’artisan de la restauration de la première mosquée de Grande-Bretagne, n’est plus

A Liverpool, les hommages posthumes affluent depuis que l’annonce du décès de Dr Mohammad Akbar Ali, 92 ans, l’une des plus éminentes et estimées figures de l’islam britannique, a été rendue publique, tous saluant l’homme, son éthique, son extrême affabilité, et son immense contribution à la collectivité, dont l’œuvre de restauration de la première mosquée de Grande-Bretagne fut le point d’orgue du soir de sa vie.

Ce visage familier, tout à la fois très attachant et respecté, de cette cité du nord-ouest de l’Angleterre, ne réapparaîtra plus sur la scène locale, sa mort suscitant une profonde émotion parmi les autorités et les institutionnels qui ont eu le privilège de croiser sa route ou de collaborer avec lui. De l’actuel maire de Liverpool, Joe Anderson, à son prédécesseur, en passant par le leader libéral-démocrate, Richard Kemp, les mots de condoléances sont empreints de la même profonde tristesse : "Je suis très affecté d'apprendre la mort de mon vieil ami Akbar Ali. C’était un musulman d’une grande piété et bonté, et je lui serai à jamais reconnaissant pour ce qu’il apporté à notre ville", a écrit Richard Kemp, tandis que le représentant de Taxi Alliance et le porte-parole de la Fondation Abdullah Quilliam lui faisaient écho : "La disparition de Mohammad Akbar Ali est une grande perte pour nous tous, pour la communauté  pour laquelle il a consacré tout son temps et son énergie. Que son âme repose en paix", ont-ils signé sur des communiqués distincts.

Mohammad Akbar Ali restera à jamais dans l’histoire de la Couronne britannique comme l’artisan de la magnifique rénovation de la mosquée de Brougham Terrace, le premier lieu de culte musulman édifié au coeur de l’Angleterre victorienne, dans le paysage urbain de Liverpool, à la date symbolique de Noël 1889, grâce à  Abdullah Quilliam, alias William Quilliam, le fils d'un riche horloger du comté qui embrassa l'islam en 1887, après un séjour au Maroc.

Arrivé au crépuscule de son existence, l'heure du Dr Akba Ali était venue, mais, hélas, celui-ci aura rejoint sa dernière demeure deux semaines trop tôt, sans avoir eu le bonheur de contempler l’aboutissement de son rêve le plus cher et de ses années d’efforts, entamés en 1997, lorsqu’il créa la Société de bienfaisance Abdullah Quilliam afin de conduire les travaux de réhabilitation du Centre islamique du même nom, berceau de l’islam dans le royaume.

L’une des dernières volontés de cette personnalité musulmane marquante du Merseyside était de voir enfin ré-ouverte aux fidèles la mosquée embellie du Cheikh Abdullah Quilliam, un titre prestigieux conféré par le sultan de Turquie de l’époque, qui fut impressionné par le travail réalisé par le premier chrétien de la Couronne britannique à avoir répondu à l’appel de l’islam.

Très touché par la disparition du grand maître d’œuvre de la réhabilitation du Centre islamique Abdullah Quilliam, l’éditeur du « Liverpool Echo », Alastair Machray, s’est à son tour incliné devant la mémoire d’un haut dignitaire religieux musulman et d’un grand Monsieur : "Le Dr Akbar Ali était un homme incroyablement intelligent et charmant, qui était très influent dans la promotion de l'intégration dans le district du Merseyside. Il manquera beaucoup à tous ceux qui l'ont connu et nos plus sincères condoléances à sa famille et amis".

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