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Le don de sang d’un Indien musulman sauve la vie d’une Indienne de confession hindoue

C’est une belle histoire de solidarité humaine et interreligieuse qui illumine le mois béni à la chaude lumière de la main tendue vers son prochain : une femme indienne de confession hindoue, Rampati Devi, qui devait urgemment subir une transfusion de sang et dont le fils, Narayan Prajapati, se désolait de ne pouvoir lui venir en aide compte tenu de son groupe sanguin incompatible, a été secourue par un Indien musulman du Balumath qui a chaussé ses bottes de sept lieues pour se précipiter à son chevet.

Alors que les médecins et le fils de la pauvre femme se démenaient en vain pour trouver le donneur de sang idéal, Javed Akhtar, informé de cette urgence médicale, n’a pas craint de parcourir 150 km en un temps record, faisant preuve d’une incroyable énergie malgré l’observation du jeûne de Ramadan.

Selon la BBC qui s’est fait l’écho de ce merveilleux geste salvateur de la part d’un Indien musulman envers une concitoyenne hindoue, au-delà du brasier de la haine ravivé à dessein par certains partis politiques, les médecins de l’unité hospitalière où se trouvait Rampati Devi avaient vivement recommandé à Javed Akhtar d’interrompre momentanément son jeûne afin de ne pas mettre en péril sa propre santé.

Mais c’était méconnaître la détermination de ce fidèle très pieux qui n’aurait pour rien au monde dérogé à l’un des cinq piliers de l’islam, se sentant les ressources nécessaires pour donner son sang, tout en jeûnant, à une malade dont il allait de la survie. Il faut dire que Javed Akhtar n’était pas à son premier don de sang, puisqu’il y a quelques mois de cela, il avait déjà sauvé la vie du jeune fils d’un ami hindou, annulant des vacances pour accomplir cette bonne action dictée par sa foi et son amour de l’humanité.

« Il semble qu’Allah ait accepté mon jeûne. Je donnerai du sang à nouveau, si  cela est  nécessaire », a-t-il déclaré, le visage traversé par un large sourire, devant  la presse locale qui s’est empressée de l’interroger sur les antagonismes religieux de certaines contrées de l’Inde, dont celle d’où il est originaire. « Ces incidents sont inhumains, mais ils ne changeront pas mes convictions profondes, ni ma confiance dans l'humanité », a-t-il répondu avec la sérénité du croyant qui sait qu'il vit et agit en conformité avec sa nature profonde selon laquelle Dieu l'a créé.

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