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Le Conseil australien de l’industrie alimentaire inflige une claque cuisante aux militants anti-halal

Le halal est tout à la fois leur cheval de bataille, leur obsession pathologique et leurs fonds de commerce, les artisans australiens de la division nationale n’en finissent pas d’agiter le chiffon rouge devant les labels qui hantent leurs nuits et monopolisent leurs journées, orchestrant des campagnes de diabolisation qui n’épargnent aucune marque, et surtout pas les fleurons du terroir accusés de traîtrise pour s’être essayés à une diversification honnie.

Four n’Twenty, Vegemite et Anzac, pour ne citer que ces trois marques phares qui ont accompagné la grande Histoire et marqué la petite histoire de générations entières d’Australiens, sont dans le collimateur de ces censeurs intraitables, qui par ailleurs passent le plus clair de leur temps à calomnier et vouer aux gémonies les entrepreneurs musulmans spécialisés dans une niche économique des plus florissantes. L’essor fulgurant du Halal, car c'est bien là que le bât blesse, ayant le don de leur hérisser le poil, au point d’en perdre le sens commun et de livrer une croisade passionnelle.

Mais c’était sans compter les vénérables sages du Conseil australien de l’industrie alimentaire, des boissons et de l’épicerie (AFGC) qui, restés stoïques dans la tempête médiatique, nullement impressionnés par le bruit et la fureur du nationalisme revanchard, ont fait preuve d’une hauteur de vue qui a fait taire les cris d’orfraie poussés par des semeurs de trouble, passés maître dans l’art de la désinformation. 

Pas question d’abandonner la certification halal et de capituler devant les appels au boycott lancés par des militants anti-halal  fiévreux et vindicatifs, James Matthews, le porte-parole de l’AFGC, n’a pas usé de périphrases pour défier ces hordes islamophobes et néo-fascistes, s’indignant contre une "campagne de désinformation infâme" qui associe l’industrie du halal au financement du terrorisme pour mieux faire frémir dans les chaumières.

Autocollants retrouvés dans de nombreux supermarchés australiens  

et collés par des activistes anti-halal souvent pris en flagrant délit

Leurs campagnes coup de poing visaient à frapper les esprits durablement et à commotionner les membres de l’AFGC, mais c’est un camouflet cinglant qui leur a été infligé par ces mêmes personnalités très avisées, depuis une tour d’ivoire impénétrable qui n’a jamais tremblé ni devant leurs démonstrations de force, ni devant leurs menaces éructées et réitérées.

"C’est une ineptie que de prétendre que la certification halal est un moyen de soutenir des organisations terroristes", s’est emporté Anas Nadvi, le directeur des services Halal et des affaires islamiques, avant de préciser en se félicitant de l’arbitrage éclairé de l’AFGC : "Les organismes de certification halal sont contrôlés par le gouvernement, le ministère des Forêts et de la Pêche en Australie, et se conforment à des réglementations strictes". Mohammad Khan, l’un des responsables de la certification halal à l'échelle nationale, lui a fait écho en clamant haut et fort : "Les entreprises halal sont des entreprises comme les autres, soumises aux mêmes lois que les autres, et c’est leurrer les gens que d’affirmer le contraire. Ces campagnes ordurières créent la confusion, attisent la haine, et au final s’avèrent dommageables pour la croissance économique de notre pays."

Emportée par ce tourbillon délétère, Maleny Diaries, une firme de produits laitiers, craignant un violent retour de bâton, a préféré renoncer à obtenir la certification halal, déplaçant la controverse de la place publique à l’agora virtuelle des réseaux sociaux où elle n’a cessé d’enfler, scindant en deux clans irréconciliables ce petit coin de paradis du multiculturalisme qu’est encore la terre du Bush.

Par la rédaction

 

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