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L’avocate de Seif al-Islam Kadhafi arrêtée en Libye

Incroyable imbroglio dans un procès qui s’annonçait en tout point exceptionnel et qui tient déjà toutes ses promesses : l’avocate australienne, chargée de la défense de Seif al-islam Kadhafi devant la Cour pénale internationale (CPI), a été interpellée en Libye, ainsi que trois autres membres de la CPI, pour avoir tenté d’échanger des documents avec le dauphin du défunt Guide libyen.

Ce coup de théâtre survient en pleine guerre des prétoires, alors que la Libye et la CPI bataillent pour s'arroger le droit de juger l’héritier de Mouammar Kadhafi.  La CPI, forte d’une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu qui oblige la Libye à coopérer avec sa juridiction internationale, ne se résout pas à le laisser aux mains de la justice libyenne, laquelle, le 1er mai dernier, a déposé une requête contestant la compétence de la CPI. Une vraie guerre des nerfs…

Selon le représentant libyen à la CPI, Ahmed al-Jehani, l’avocate Melinda Taylor  "a tenté, au cours de sa visite, de remettre à l'accusé des documents qui n'ont aucun lien avec l'affaire et qui représentent un danger pour la sécurité de la Libye", a-t-il indiqué samedi à l'AFP.

De son côté, Ajmi al-Atiri, le commandant de la brigade de Zenten, où est détenu Seif al-Islam, a été plus précis, faisant état d’ "une lettre de Mohamed Ismaïl, ex-bras droit de Seif al-Islam et actuellement en fuite, une feuille blanche portant la signature du fils Kadhafi et une lettre non signée adressée à la CPI, dans laquelle il assure qu'il n'y a pas "pas de gouvernement ni de loi en Libye" et qu'il est "maltraité".

Une délégation de la Cour pénale internationale se trouvait dimanche en Libye pour négocier la libération des quatre membres de son personnel accusés d'espionnage, et qui sont sous les verrous depuis jeudi à Zenten, à 170 km au sud-ouest de Tripoli, où ils s'étaient rendus pour rencontrer un prisonnier sous haute surveillance, poursuivi pour «crimes contre l’humanité» lors de la répression de la révolte populaire.

Ce procès hors-norme, sur lequel plane le spectre de la parodie de procès expéditive, prend pour l’heure des allures de procès-fleuve, sans point d’ancrage, et en plein tangage politico-judiciaire, qui va faire date dans les annales judiciaires.

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