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L’Américano-palestinienne Linda Sarsour élue “femme de l’année” par le magazine Glamour

De bête noire de l’ère Trump, où le racisme d’Etat plein de morgue le dispute à la bêtise humaine abyssale, à « femme de l’année » mise à l’honneur par le magazine Glamour, il n’y avait qu’un pas que l’Américano-palestinienne, Linda Sarsour, a franchi en beauté.

Sous son voile frémissant de convictions, cette activiste musulmane très connue à Brooklyn, devenue le visage de la contestation contre l’accession au pouvoir du magnat new-yorkais de l’immobilier, notamment lors de la Marche des Femmes à Washington, le 21 janvier 2017, est l’incarnation de la femme d’exception aux yeux du célèbre magazine américain, aux plus de 2 millions d’exemplaires vendus par mois.

Lauréate d’un prix automnal prestigieux, récompensant non pas le « glamour » mais la fibre militante, l’âme de pionnière, la volonté de changer les regards et le cours des choses qui caractérisent des personnalités triées sur le volet, Linda Sarsour se retrouve propulsée en couverture de Glamour, aux côtés de trois autres heureuses candidates.

Plus habituée à monter à la tribune pour prononcer de vibrants plaidoyers en faveur des droits des femmes musulmanes et de couleur, ou à s’illustrer à New York au cours d’une opération « coup de poing », en formant une grande chaîne humaine au pied de la vertigineuse et très bling-bling “Trump Tower” pour dénoncer un mandat de sinistre augure, la combative Linda Sarsour est moins rompue à poser devant l’objectif pour la gloire…

Celle qui fut la révélation de l’impressionnante Marche des Femmes à Washington, s’imposant comme un tribun hors pair devant près de 500 000 personnes galvanisées par son discours exhortant au vivre-ensemble, au cœur d’une Amérique intrinsèquement plurielle, a ainsi rejoint le club fermé des femmes américaines voilées mises en pleine lumière sur papier glacé.

Son puissant discours prononcé lors de la Marche des Femmes à Washington

« Beaucoup de nos communautés, dont la communauté musulmane, ont souffert en silence au cours de ces 15 dernières années sous l’administration Bush et l’administration Obama. Vous êtes la conscience des Etats-Unis. Nous sommes la boussole morale de cette nation », a-t-elle martelé devant un public captivé et sous le regard admiratif de ses enfants, avant de lancer un vibrant appel à l’unité entre les minorités marginalisées, stigmatisées et discriminées au pays de l’oncle Sam.

 

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