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L’acteur américain Matt Dillon apporte son soutien aux musulmans Birmans persécutés

Loin d’Hollywood et de son industrie à fabriquer des blockbusters formatés, l’acteur Matt Dillon est la première star américaine à se frotter à l’effroyable réalité de la persécution des Rohingyas, ces damnés de la terre musulmans que la junte militaire de Birmanie et les moines bouddhistes fanatisés martyrisent et massacrent depuis de longs mois, dans le silence assourdissant de la communauté internationale et de la nobelisée Aung San Suu Kyi.

Mettant sa notoriété au service de l’une des communautés les plus persécutées au monde selon l’ONU, après avoir été sensibilisé à l’appel lancé par l’activiste Rohingya Thun Khin, lors d’une collecte de fonds organisée à Washington, Matt Dillon a décidé de braquer les projecteurs sur un génocide qui ne dit pas son nom et dont personne, parmi nos grands démocrates, ne parle ni n’emploie le vocable, en visitant un camp où survivent des dizaines de milliers de familles qui ont fui une mort certaine.

C’est «consternant», a réagi à chaud le comédien auprès de l’AFP, se disant bouleversé par sa rencontre avec un jeune homme souffrant d’une profonde blessure à la jambe et qui ne bénéficiait d’aucun traitement. «Personne ne devrait avoir à vivre comme ça, les gens souffrent vraiment et atrocement », a-t-il ajouté, visiblement marqué par son immersion dans l’horreur. 

"Ils sont étranglés lentement, ils n’ont aucun espoir pour l'avenir et nulle part où aller. Je suis allé à certains endroits où les menaces de violence semblaient imminentes", a relaté Matt Dillon, qui a également visité des camps de réfugiés au Soudan, au Congo et ailleurs. « Ici, ce qui passe dépasse tout ce que l’on peut imaginer. On sent que cette communauté est abandonnée à son triste sort, on veut la laisser dépérir et mourir », a-t-il poursuivi. 

«Si je peux utiliser ma voix pour attirer l'attention sur des tragédies humaines occultées, où je vois des gens qui souffrent et vivent un martyre, alors je suis heureux d’avoir l’opportunité de le faire. Je voulais me rendre compte par moi-même des souffrances endurées par cette population » a-t-il insisté, en espérant que ce coup de projecteur s'avérera salvateur.

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