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La petite phrase vulgaire et offensante de Frédéric Mitterrand à l’égard des femmes marocaines

Parmi les princes infatués du parisianisme, amoureux de la culture et du beau langage, ayant en commun une conception très personnelle de la notion de bien et de mal qui les absout, comme par enchantement, de leurs propres fautes et turpitudes, Frédéric Mitterrand, l’ex-ministre de la Culture de la Sarkozie et auteur de l’ouvrage testimonial particulièrement obscène « La mauvaise vie », se pose là !

Celui qui avait l’indécence de s’apitoyer sur le cas Roman Polanski devant les caméras, prenant fait et cause pour le réalisateur poursuivi par la justice américaine pour le viol d’une mineure dans les années 70, et qui s’épanchait de manière crue et répugnante sur son tourisme sexuel en Thaïlande dans un livre vendu comme une œuvre littéraire, vient de laisser échapper une petite phrase qui en dit long sur le dédain et le complexe de supériorité de cette caste de nantis décadents.

Dans le cadre d’un reportage consacré à Cheikh Zayed, écrit et commenté par ses soins, Frédéric Mitterrand n’a pas craint de heurter les oreilles des téléspectateurs de Arte et d’offenser le public marocain, en se vautrant dans une vulgarité qui a non seulement contrasté avec la tonalité générale de sa narration, mais s’est révélée également désastreuse pour l’image des femmes marocaines.

Lisez plutôt : « Amateurs de révolutions, passez votre chemin. C’est Prada, Nissan et Apple qui ont gagné. Et même les petites p. marocaines qui traînent dans les bars des grands hôtels, comme les nounous philippines qui gardent des gamins russes, espèrent toucher un jour le ticket gagnant qui fera enfin fumer leurs cartes de crédit. »

Nul doute que Frédéric Mitterrand, drapé dans sa respectabilité de grand bourgeois, s’offusquerait qu’on lui renvoie le pâle reflet de ses déviances en Thaïlande et ailleurs, avec la même trivialité…

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