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Le roi américano-turc du yaourt paie les frais de cantine scolaire d’élèves défavorisés

Une école publique de Rhode Island refuse de servir des repas complets aux élèves dont les frais de cantine scolaire sont impayés ?

La punition était proprement intolérable pour Hamdi Ulukaya, le roi des yaourts et desserts lactés Chobani, dont la prodigieuse réussite américaine ne l’a pas grisé au point d’oublier d’où il vient, de renier ses valeurs et de ne plus savoir tendre la main à son prochain. Loin s’en faut !

A l’annonce de cette mesure de rétorsion jugée inhumaine, le sang de ce patron d’exception, très attaché à ses racines turques, n’a fait qu’un tour. Sa fibre philanthropique s’est aussitôt mise à vibrer, tandis qu’une certitude se faisait jour dans sa tête : il était hors de question qu’il reste sans agir et que de malheureux enfants étudient le ventre vide sur le sol de la première puissance mondiale !

« En tant que père, cette nouvelle me brise le cœur », s’est ému Hamdi Ulukaya dans un communiqué cité par CNN. « Pour chaque enfant, l’accès à une nourriture naturellement nutritive et délicieuse devrait être un droit, pas un privilège. Quand nos enfants sont forts, nos familles sont plus fortes. Et lorsque nos familles sont fortes, nos communautés sont plus fortes », pouvait-on lire sous sa plume empreinte de compassion envers les êtres les plus fragiles et vulnérables.

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Fidèle à lui-même, c’est le cœur sur la main que ce fondateur d’un empire industriel florissant, qui se flatte de faire ravaler son fiel à Donald Trump en démontrant qu’un immigré musulman, parti de rien comme lui, peut apporter sa pierre à l’édifice de la plus belle manière qui soit, a volé au secours des écoliers défavorisés de la Warwick Public School.

Ayant l’injustice en horreur, Hamdi Ulukaya a pris une décision qui n’a surpris personne, et surtout pas ses employés qui louent, chaque jour que Dieu fait, l’extraordinaire générosité de leur Big Boss, d’autant plus dans un monde des affaires impitoyable et vorace : il a versé la somme substantielle de 47 650 dollars à l’établissement scolaire, afin de régler une grande partie de la dette des élèves aux maigres ressources.

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                         Hamdi Ulukaya avec ses employés et de jeunes réfugiés syriens

En 2016, désireux que son succès rejaillisse sur l’ensemble de son personnel, ce chef d’entreprise américano-turc, qui a réalisé son rêve américain en l’espace de quelques années seulement, a offert une participation de 10% dans sa société à ses 2000 salariés, soit la coquette somme de plus de 150 000 dollars à chacun d’entre eux. De quoi voir la vie sous un autre jour, infiniment plus radieux !

Bienfaiteur des réfugiés irakiens et syriens qu’il s’est fait un devoir d’embaucher dans son entreprise, tout en multipliant les dons aux associations humanitaires leur venant en aide, Hamdi Ulukaya n’a pas usurpé son titre de « patron qui a un cœur en or » décerné par son personnel admiratif et pétri de gratitude. Parmi tous les titres honorifiques qui lui ont été attribués, gageons que celui-ci revêt une valeur inestimable à ses yeux.

 

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