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La prestigieuse université de Yale se dote d’un Département dédié à l’enseignement du droit musulman

Depuis le Connecticut où son rayonnement intellectuel dépasse largement les frontières, la prestigieuse université de Yale vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc en se dotant d’un département dédié à l’enseignement du droit  et civilisation islamiques, grâce à la manne providentielle de 10 millions $ émanant du Saoudien Abdallah Kamel, un directeur de banque et magnat de l’immobilier.

Face à la recrudescence d’étudiants musulmans dans cette enceinte de l’excellence et à leur soif inextinguible de connaissances en la matière, l’élaboration d’un programme aussi ambitieux et unique dans les annales académiques s’est imposée comme une évidence au fil des années, et notamment à Anthony Kronman, l’ancien Doyen de l’école de droit de Yale, qui en fut l’un des plus fervents promoteurs et en sera le directeur-adjoint.

"Je me réjouis de l’ouverture de ce département, et nous avons bon espoir que d’ici à la fin de l’année, plusieurs grandes composantes du programme seront mises en place et étudiées. D’autres suivront très vite, mais il faudra toutefois procéder étape par étape, et approfondir notre réflexion commune avant de parachever ce grand projet universitaire",a déclaré ce dernier, en soulignant que ce centre qui fera la part belle à l’étude de la loi islamique et à la recherche sera tout naturellement affilié à la Yale Law School, et portera le nom de son généreux mécène saoudien.

Avec l’arrivée de l’automne se profile à Yale toute une série de conférences de haut vol, en présence d’éminents experts de la jurisprudence islamique, pour la plus grande joie des étudiants du campus, musulmans mais aussi non musulmans, qui ont applaudi des deux mains à l’émergence de ce nouveau département.

"Je suis heureuse que Yale ait pris l'initiative de créer un tel centre et je suis curieuse de voir comment il va se développer au fil du temps", a confié Margaret Moor, insistant : "Je pense que son enseignement s’avère nécessaire compte tenu des relations fluctuantes entre les États-Unis et les pays du Moyen-Orient."

Pour son camarade Matt Kemp, déjà fermement convaincu que le centre « Abdallah Kamel » gagnera en notoriété mois après mois, cela constituera un excellent atout dans son curriculum vitae. Un enthousiasme partagé par Sarah Esty qui apprécie cette diversification de Yale, considérée comme tombant à point nommé : "L'ouverture de ce département de loi islamique était très attendue. Pour moi,  suivre les cours qui y seront dispensés est une formidable opportunité pour en savoir plus sur l'islam", a-t-elle précisé, sa feuille d’inscription dans la main.

"Chaque programme mis en œuvre au sein de la Yale Law School se fixe pour objectif  suprême d'être le meilleur dans le monde", a indiqué non sans fierté Anthony Kronman, en précisant ce qui était sous-entendu dans ses propos : le programme du centre « Abdallah Kamel » n'échappera pas à cette règle d'or et sera conçu pour servir de référence à l’échelle internationale.   

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