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Etats-Unis : la Chambre des représentants du Connecticut nomme sa première femme musulmane voilée

C’est une de ces nominations historiques dont les Etats-Unis, terre multiculturelle par essence et de contrastes saisissants, ont le secret… L’accession de Maryam Khan, 33 ans, à la Chambre des représentants du Connecticut, coiffée de son hijab dont personne ne s’émeut ou ne s’indigne, n’a pas seulement pour effet de redorer le blason de la puissante démocratie impérialiste américaine.

Elle jette aussi une lumière crue sur la France des Lumières, qui ne s’éclaire plus qu’au flambeau blafard d’une laïcité sectaire, liberticide et obsessionnellement anti-voile, vidée de sa substantifique moelle… 

Adoubée par un aréopage d’élus, à Windsor, dans le comté d’Hartford, l’éducatrice spécialisée et mère de famille comblée, qui s’est particulièrement illustrée au sein de sa mosquée, mais également du conseil scolaire dont elle fut le fer de lance pendant quatre ans, s’apprête à entrer par la grande porte dans le centre névralgique du pouvoir local. 

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Incarnation du renouveau politique de l’autre côté de l’Atlantique, Maryam Khan mesure pleinement la dimension hautement symbolique que revêt sa nomination. Elle envoie un signal fort en faveur de la promotion de la diversité, sous toutes ses formes, dans des enceintes décisionnelles états-uniennes qui n’en renvoient encore qu’un pâle reflet.

« Avec moi, en tant que femme, en tant que femme musulmane, en tant qu’immigrante et jeune enseignante, la diversité fait son entrée à la Chambre des représentants », se réjouit-elle, tout en soulignant : « Je suis heureuse du message extrêmement positif adressé à mes coreligionnaires : vous pouvez être musulmans, sans rien renier de vos valeurs, et faire partie intégrante de notre communauté ».

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Déterminée à ne pas faire de la figuration, Maryam Khan, qui nourrit l’espoir que sa trajectoire personnelle fera naître des vocations, notamment chez les jeunes filles musulmanes, sait déjà quels seront les axes forts de son mandat.

Après s’être efforcée de faire bouger les lignes partout où son leadership naturel s’est imposé, il y a fort à parier que la nouvelle icône de la diversité américaine mettra un point d’honneur à insuffler un souffle nouveau à l’exercice de la politique, dans l’Etat du Connecticut.

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2 commentaires

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  1. En France, ils répètent tellement que la femme voilée est une femme soumise qu’ils ont fini par s’en convaincre. Rappelons qu’au USA, une indonésienne voilée était a la tête d’une équipe de 52 ingénieurs et techniciens a la Nasa.

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