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La présidente de l’Argentine veut déchoir de leur nationalité les Argentins sionistes qui ont pris part aux massacres de Gaza

Sa voix remarquablement dissonante s’élève au-dessus du concert du cynisme international, Cristina Fernández de Kirchner, la présidente de l’Argentine, fait honneur à un continent sud-américain, longtemps relégué au rang peu glorieux d’arrière-cour par l’impérialisme américain, qui refuse de passer sous silence les crimes de guerres israéliens commis à Gaza et de faire des ronds de jambe devant le pas de deux géopolitique exécuté sans état d’âme par Washington et Tel Aviv.

Aux antipodes de la France qui, à l’instar de la fameuse communauté internationale, est entrée dans cette ronde funeste de l’inertie complice, l’Argentine, par l’intermédiaire de son chef d’Etat rangé inconditionnellement du côté de la Palestine opprimée, veut déchoir de leur nationalité les soldats sionistes binationaux qui ont endossé le treillis israélien pour participer aux massacres perpétrés dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde, au cours d’un été 2014 des plus sanglants, considéré comme le plus meurtrier pour les civils palestiniens depuis 1967.

Intraitable sur les sanctions à infliger à Israël, quand il est de bon ton, sous nos latitudes sous influence, de garantir à l’Etat hébreu une prime à l’impunité éternelle, la présidente Cristina Fernández de Kirchner n’en est pas moins femme, et c’est envahie par l’émotion à l’évocation des 550 petits gazaouis qui ont péri sous une pluie d’obus il y a six mois de cela, qu’elle a pris la tête de la manifestation à Buenos Aires contre la destruction programmée de Gaza.

Au cynisme international s’ajoute l’hypocrisie généralisée des hautes sphères, celle-là même qui s’indigne devant le phénomène des jeunes partis faire le Jihad, mais tait le même phénomène qui, lui, contribue à gonfler les rangs de l’armée israélienne d’occupation. A croire que le deuxième est nettement plus concevable, voire légitime, que le premier, et au diable la double allégeance !

Ainsi, selon le site américain Daily Beast, "quelque 5000  soldats de nationalité occidentale, notamment australienne, néo-zélandaise, et française servent l’armée israélienne, dont 1000 américains". "L’armée israélienne est la quatrième armée du monde à compter autant de soldats américains dans ses rangs", stipule l’article, qui relaie la "mort de deux membres américains appartenant à la brigade Golani, un bataillon d’élite de l’armée israélienne", une information qui a défrayé la chronique de l’autre côté de l’Atlantique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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