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La présence d’un célèbre télévangéliste à la cérémonie d’investiture de Trump contestée par les musulmans américains

Sur tous les fronts et plus que jamais sur ses gardes, à la veille de l’intronisation de Donald Trump, le tribun populiste dont les harangues islamophobes résonnent encore dans les têtes, l’influent Conseil sur les relations américano-islamiques (CAIR) ne décolère pas depuis qu’il a appris que Franklin Graham, 98 ans, le célèbre télévangéliste américain, fait partie des six dignitaires religieux à avoir été conviés à prier demain, vendredi 20 janvier, lors de la très solennelle cérémonie d’investiture.

Le nouvel homme fort de Washington n’aura pas attendu longtemps avant de se démarquer de ses prédécesseurs… C’est en effet la première fois, depuis 1889, qu’un président des Etats-Unis prêtera serment, entouré d’un aussi grand nombre de représentants de différents cultes.

Parmi ceux-ci, la présence du prédicateur chrétien évangélique, dont la notoriété a largement dépassé les frontières de sa Caroline du Nord natale, est vivement contestée par l’association phare de défense des droits civiques des musulmans américains.

L’homme qui, pour être paré des habits de la foi depuis des décennies, n’en a pas moins toujours prêché la haine de l’islam à toutes les tribunes, est jugé parfaitement indésirable par les dirigeants consternés du CAIR, sauf à vouloir délivrer un très mauvais message à l’opinion publique américaine,  et ce, dès le début d’un mandat qui cristallise les peurs et les tensions.

« Si le président cherche vraiment à unir notre pays comme il l'a promis, il limitera la liste des personnes sollicitées pour prier lors de son investiture, en choisissant des chef religieux qui œuvrent vraiment à l'unité et ne créent pas de divisions entre les religions », a clamé haut et fort le directeur du CAIR.

Nul besoin d’être grand clerc pour subodorer que la requête pressante émise par le CAIR, dans son récent communiqué adressé à Donald Trump, est restée lettre morte, et que l’appel vibrant à préserver la concorde nationale lancé par Nihad Awad, sa figure de proue, a laissé de marbre le nouveau locataire de la Maison Blanche.

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