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La philosophie et la théologie peuvent-elles aider la cosmologie dans sa crise ?

Par Nidhal Guessoum

Durant le siècle dernier, les scientifiques ont fait de très grandes avancées dans la compréhension de notre incroyable univers. Car, bien que l’ancienne cosmologie géocentrique ait été balayée depuis plusieurs siècles, l’ampleur ahurissante et le contenu de l’univers étaient loin d’être pleinement appréhendés par la science.

Au début du XXe siècle, nous estimions que les distances cosmiques étaient des milliards de fois plus grandes que sur Terre, et nous savions que le système solaire était « vieux », mais il a fallu attendre les années 1920 pour se rendre compte que l’univers devait être mesuré en milliards d’années-lumière (une année-lumière égalant 10000 milliards de km), que sa partie observable contenait à elle seule au moins 100 milliards de galaxies, et qu’une galaxie comme la nôtre, la Voie Lactée, se composait de centaines de milliards d’étoiles. Et si cette ampleur ne suffisait pas, nous avons découvert que notre univers était en expansion, en d’autres termes que sa taille n’avait cessé d’augmenter depuis sa naissance, dans un « Big Bang » à partir duquel toute la matière, l’énergie, l’espace et le temps émergèrent.

Il a fallu un certain temps pour que nos esprits et notre culture absorbent cette nouvelle vision de l’univers. Le « Big Bang » est devenu une expression culturelle, même si peu de gens comprennent vraiment ce qu’elle dénote: une description des processus physiques qui ont progressivement conduit à la formation d’atomes, de gaz, puis d’étoiles et de galaxies, du premier instant aux millions et milliards d’années d’évolution physique et cosmique.

Il a fallu s’adapter à ce nouveau cosmos, où la Terre s’est vue réduite à un simple grain de poussière dans l’immensité inimaginable de cet univers en constante évolution, où nous, les humains, ne sommes apparus que dans la dernière « heure » de ce film cosmique géant.

A peine avons-nous digéré cette cosmologie nouvelle, que les choses ont commencé à se compliquer. Tout d’abord, une « matière noire » est venue s’imposer dans les modèles cosmologiques, une substance complètement différente de toute la matière que nous connaissons sur Terre (de l’hydrogène à l’uranium) et totalement inconnue à ce jour, mais qui semble largement dominer le contenu de l’univers.

Ensuite, une étonnante découverte a marqué les esprits en 1998 : durant les 5 derniers milliards d’années, l’expansion de l’univers s’est mise à s’accélérer. Les scientifiques ont dû conclure à l’existence d’une « énergie noire », d’origine et de nature complètement inconnues, alimentant cette accélération.

D’un autre côté, et sur un plan plus ou moins troublant (selon la philosophie de chacun), les scientifiques ont découvert que l’univers est « finement réglé » à l’apparition et à l’existence de la vie, de la complexité, de l’intelligence et de la conscience. Si les lois de la physique et les paramètres de l’univers (la masse de l’électron, la vitesse de la lumière, la force de gravité, le nombre de dimensions de l’espace et du temps, et une foule d’autres grandeurs fondamentales) avaient été légèrement différents de leurs valeurs réelles, notre univers aurait été tout à fait stérile et dépourvu de toute chose intéressante : pas d’étoiles, pas de planètes, pas de cellules, pas de cerveau…

Comment peut-on expliquer cela? Pouvons-nous dire « Dieu l’a fait de manière parfaite »? Ou bien peut-on trouver une explication « plus scientifique » ? Pour nombre de cosmologistes, nous évoluons peut-être dans un univers parmi d’innombrables autres univers, qui constituent un “multivers” ; est-ce une explication scientifique satisfaisante, si on postule d’innombrables univers pour expliquer les propriétés de l’un d’entre eux?

Et tant que nous y sommes avec ces « grandes questions », qu’en est-il du moment même du “Big Bang”? Qu’entend-on par le fait que l’univers entier est issu d’un point « singulier »? Peut-on explorer la cosmologie de ce point et ce moment? Peut-on parler de ce qu’il y avait avant le “Big Bang”? Notre univers provient-il de quelque chose d’autre, ou bien cette question d’« origine » demeurera-t-elle toujours au-delà de notre champ d’investigation scientifique?

Ces questions, et bien d’autres, ont conduit à une crise de la cosmologie, qui s’est vue progressivement revenir à un temps riche en spéculations. Il y a un siècle, Ernest Rutherford (le découvreur du noyau atomique et lauréat du Prix Nobel en Physique) s’exclamait : « Que je n’attrape pas quelqu’un parler de l’Univers dans mon laboratoire ! ». En effet, la cosmologie était alors trop hypothétique, pas assez scientifique, manquant de données et de théories solides. Le XXe siècle a changé tout cela. Mais la cosmologie du XXIe siècle a, semble-t-il, commencé à se laisser aller à trop de conjectures…

L’une des principales raisons de cette crise est, comme l’a écrit l’an dernier Helge Kragh, un historien de la science et de la technologie, que les scientifiques ont oublié le fait que « la cosmologie est une science, mais pas seulement une science… Les questions d’ordre philosophique, et parfois même à caractère religieux, font partie intégrante de ce que la cosmologie traite… » . Et Kragh d’ajouter :  ces aspects (non scientifiques) de la cosmologie « devraient être dûment pris en considération […] dans les contextes éducatifs ».

Il y a quelques années, Joël Primack (un cosmologiste) et Nancy Abrams (sa femme, écrivain et artiste) avaient sévèrement rappelé aux scientifiques que « si la science n’a rien à dire à propos des êtres humains, elle aura peu à dire à la plupart des êtres humains… ». Dans leur excellent livre « Destin Cosmique », ils attirèrent l’attention des hommes de science et de culture sur « l’attitude séparationniste », la « schizophrénie sociale » que la science d’aujourd’hui semble avoir établie entre le monde de la nature et le monde des valeurs et le sens que l’humanité essaie de développer lentement.

Mais il semble que les scientifiques et les penseurs aient enfin compris la nécessité d’instaurer un dialogue et une collaboration à part entière entre les cosmologistes, les philosophes, les théologiens et les hommes et les femmes de culture de toute la société. En effet, plusieurs colloques allant dans ce sens ont été organisés au cours de ces derniers mois.

En avril 2012, j’ai été invité à un séminaire sur « la Cosmologie, la Création et l’Islam » à l’Université de l’Iowa, et en octobre 2012, j’ai participé, à Philadelphie, à une conférence de deux jours intitulée « Nouvelles Frontières en Astronomie et en Cosmologie », traitant des « nouveaux développements », des nouvelles planètes (« les autres terres »), du multivers et des cosmologies « pré-Big-Bang ». Quelques jours plus tard, un atelier de travail a réuni pendant deux jours des scientifiques, des philosophes et des théologiens près de Genève, pour discuter du « Big Bang et des interfaces de la connaissance », à la recherche d’un « langage commun ». Cet atelier était co-organisé par le CERN et le Wilton Park (une institution britannique quasi-officielle).

Il s’est rapidement avéré que définir un « langage commun » est loin d’être évident. Car, sans parler des opinions variées qu’ont les scientifiques sur la religion (la plupart d’entre eux la tolèrent tant qu’elle « n’interfère » pas avec la science), le vocabulaire des théologiens, d’une part, et le modus operandi des scientifiques, d’autre part, pourraient complexifier la donne.

En effet, pour les théologiens, des mots comme « création », « vérité » et « but » sont des concepts tout à fait acceptables, voire centraux dans leur discours. Pour les scientifiques, ce sont en revanche des termes chargés. Pour les scientifiques, le « naturalisme » (l’approche scientifique se basant exclusivement sur les causes et les mécanismes physiques) est un principe intangible de leur méthodologie générale, et toute référence, même indirecte, à la volonté divine ou les objectifs divins que l’on pourrait déceler, voire même le sens que l’on pourrait extraire de la cosmologie ou de la science, tout cela doit être soigneusement dissocié de la science, à tout le moins.

Alors, les scientifiques, les philosophes, les théologiens, les éducateurs, les artistes et les commentateurs sociaux peuvent-ils travailler ensemble pour répondre aux grandes questions cosmologiques qui se posent, et de manière plus générale aborder des sujets dont les conséquences sont importantes pour la vie et la pensée humaines? Je le pense.

Tout d’abord, l’histoire de la science moderne a montré à quel point la pensée philosophique peut être précieuse pour la science même. Einstein a révolutionné la physique quand il a pensé profondément et sérieusement à ce que la «simultanéité» doit signifier et impliquer (la relativité), ce à quoi la gravité doit être due (la courbure de l’espace), etc. Et la mécanique quantique a été développée par des physiciens qui ont décidé d’appliquer des concepts «orientaux», tels que la «dualité» et la «complémentarité», aux particules et aux ondes, avec toutes sortes de conséquences extraordinaires.

Des siècles avant cela, Johannes Kepler avait effectué un grand saut conceptuel pour remplacer les orbites planétaires (et leurs épicycles) circulaires par des ellipses, effaçant ainsi d’un coup deux millénaires d’astronomie erronée. Kepler était un fervent croyant en Dieu et vivait l’univers comme une création divine, nécessairement élégante. Il est donc tout à fait légitime que le satellite de la NASA, qui est en train de découvrir  d’« autres terres », produisant ainsi une autre révolution pour les humains et leur place dans le cosmos, porte le nom de Kepler.

Le mois dernier, la conférence de Philadelphie a identifié quatre «grandes questions» aux frontières de l’astronomie et de la cosmologie:

1) Comment l’univers a-t-il commencé ? ;

2) Y a-t-il un multivers?

3) Quelle est l’origine de la complexité dans l’univers?

4) Y a-t-il de la vie et de l’intelligence au-delà du système solaire?

Certaines de ces questions doivent être abordées presque entièrement par la science. Mais la philosophie et d’autres domaines de la culture peuvent contribuer à encadrer le discours et clarifier les concepts. Comme un participant l’a souligné, lors de la conférence de Genève : « la religion ne peut pas s’ajouter aux faits scientifiques, mais elle peut certainement façonner notre vision du monde ».

26 commentaires

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  1. Multivers ou univers, les lois de la physique qui les régissent sont les mêmes, une fois avec des ratés et une autre fois avec fécondité, exactement comme au niveau micro avec les spermatozoïdes. La réponse multivers ne constitue donc qu’une façon de tenter de repousser encore une fois la question à aborder, celle de l’existence d’une force suprême et équilibrante au delà du temps et de l’espace, et donc celle du sens du monde et de la vie …donc celle de Dieu. On n”y coupe pas ou plutôt on n’y coupe plus, et la pensée philosophique matérialiste a constitué une étape historique nécessaire pour se défaire des fausses croyances incrustées dans les religions non islamiques (son boulot reste encore à faire pour une partie de l’islam où les pensées magiques continuent à polluer la théologie) mais la méthode matérialiste ne représente pas en soi la “fin de l’histoire”. La question de Dieu revient sur le devant de la scène avec une force renouvelée.

  2. La proposition de l’auteur de l’article est intéressante. Science et religions n’ont pas toujours fait bon ménage …
    Les cosmogonies (à l’origine des religions) sont nées dans toutes les sociétés primitives de la Terre comme des tentatives pour comprendre le monde alors que le Sapiens ne disposait d’aucun savoir capable d’expliquer les phénomènes naturels. Le point commun entre tous ces milliers de mythes était leur forte portée symbolique et, d’une certaine façon, leur universalité (cf. Claude Levi-Strauss).
    Le catholicisme s’est répandu dans tout l’ancien empire romain et à empêché pendant 10 siècles (sous peine de mort, et notamment grâce à la “Sainte” Inquisition) l’expression de toute idée religieuse ou scientifique non conforme. Bilan : ce que les historiens appellent les “Dark Ages”. Jusqu’à la Renaissance au 15e siècle le savoir hérité des Grecs et des Romains s’est fossilisé et aucune avancée philosophique ou scientifique ne s’est produite.
    Pendant ce temps en terre d’Islam les “sciences arabes” (voir Wikipedia) prenaient la relève et prospéraient, et leur apport allait fortement marquer les progrès scientifiques de l’âge nouveau.

    Science et Religion n’appartiennent pas au même registre. On ne peut pas prouver “scientifiquement” que Dieu existe. Ni qu’il n’existe pas.
    Les religions n’ont rien à craindre de la science si elles se consacrent seulement à leur domaine : la spiritualité. Sapiens est un être spirituel. Croyant ou athée il a besoin de donner un sens à sa vie. La démarche de l’athée est individuelle. Celle d’un croyant est collective. C’est mieux. Sauf quand les religions se font la guerre …

  3. Les croyants, les scientifiques, les philosophes les hommes d’une façon générale essaye de comprendre notre environnement.
    Mais ces mêmes hommes ont leurs égos et leurs faiblesses ( difficulté d’appréhender des phénomènes ou des concepts de la cosmologie) et il est normal de ne pas trouver du 1er coup la bonne théorie ou la bonne expérience pour confirmer la théorie, ou simplement d’avoir la technologie nécessaire pour démontrer une théorie.
    Ma méfiance se porte surtout sur l’égo de ces même scientifiques, en effet, je me pose la question s’ils sont capables d’admettre la vérité évidente que Dieu est le concepteur de cette univers. Ils continueront à chercher des théories qui satisferont leur égo ( moi, j’ai raison et les autres ont tord) de plus, il ne faut pas oublier la pression du corporatisme scientifique qui n’admet pas un “créateur” mais admet la théorie de l’évolution.

    L’exemple typique est la découverte du Big Bang, avant cette découverte, Les scientifiques grecs pensaient que l’univers étaient éternelle, et la bible disait que L’univers avait un début ( cf génèse) , et par leur foi, les croyants chrétiens ont accepté la version de la bible sur le début de l’univers.
    Aujourd’hui, ayant admis que l’univers avait un début, il ne veulent pas admettre que Dieu est le concepteur de l’univers.
    Du coup, ils proposent , par exemple, une théories qui parle de Multi-univers, au lieu d’admettre réellement que la religion monothéiste avait raison depuis le début, mais il est difficile de faire son méa-culpa, surtout que, dans le monde occidental, il y a une grande rancoeure entre les scientifiques et la religion.
    En conclusion, la science et la religion ( je ne parle pas des hommes) ne sont pas en contradiction, la principale différence est leur manière d’aborder la question.
    Par contre, les hommes avec leur ego et leur manque de connaissance à un instant t ( l’homme a besoin d’un certain temps pour comprendre la science ( pour les scientifiques) ou les textes sacrés (pour les croyants)) peuvent faire apparaitre des “fausses” contradictions entre la science et la religion.

    Allah est le plus savant. 🙂

    • “Alourdies par leur énorme bagage de survivances des temps immémoriaux, se laissant toujours devancer par les conquêtes de la science, les religions sont fatalement vouées à combattre tout d’abord, ce que cent ans plus tard elles seront forcées d’admettre tacitement ou même de prêcher.”
      (Elisée Reclus / 1830 1905)

    • Je crois qu’il ne faut pas mélanger les domaines respectjfs de la science et de la religion. Il y a des scientifiques athées, et il y a des scientifiques croyant(e)s.
      La science finit immanquablement par TOUT expliquer par les lois de la physique et de la chimie, ainsi que par les probabilités sur une échelle de temps illimitée. Ce qui ne signifie pas que Dieu n’existe pas, car s’il existe c’est lui qui a créé les-dites lois !
      Une théorie assez récente, basée sur la mécanique quantique, considère que l’espace , qui est en expansion, entrera un jour dans une phase de rétractation puis repartira en expansion. Le Big Bang serait justement ce nouveau commencement de l’expansion.
      Selon cette théorie l’Univers est éternel. Il a toujours existé et existera toujours, donc on n’a pas besoin de Dieu pour expliquer l’univers et la vie.
      Mais on peut tout aussi bien croire que cet univers éternel et fabuleux c’est justement Dieu qui l’a créé !

      • Mais vous êtes incroyable, vous gobez les théories comme si c’était des vérités alors que ce ne sont pour la plupart que des élucubrations sans fondement.

        C’est de la naïveté ou de la stupidité ?

      • Il est vrai que la théorie du Big Crunch n’est pas abandonnée, mais elle a du plomb dans l’aile. On pencherait plutôt en faveur d’un éparpillement final de la matière. A part ça, d’accord avec vous.

    • « Du coup, ils proposent , par exemple, une théories qui parle de Multi-univers, au lieu d’admettre réellement que la religion monothéiste avait raison depuis le début »

      Quelle religion monothéiste ?? Celle qui légitime le massacre de femmes, enfants et betails (ancien testament) ou celle qui légitime de guerroyer les associateurs ou leur expulsion (coran) ? Malheureusement les religions dites monotheistes ont plus contribué à éloigner les gens de Dieu que de les rapprocher. Ces croyants vénérent plus un Dieu tribale qu’un Dieu universel qui serait au dessus des préoccupations d’êtres egoistes et nombrilistes pensant être le centre de la création. L’etre humain s’est inventé un Dieu. Certainement pas le vrai Dieu qui aurait été le concepteur de toute chose. Ne se souciant guère si vous mangiez de la main droite ou de la main gauche

      • Libre à vous de ne pas avoir une religion monothéiste.
        Néammoins, il ne faut pas tout mélanger tout, je parle des textes sacrés et non pas le comportement sanguinaire de certains croyants extrêmistes, de plus, vous vous focalisez sur la religion monothéiste en matière de massacre, mais les rohingyas sont massacrés par des bouddhistes, nn? Et la liste est longue concernant les guerres non provoquées par les religions monothéiste ( Guerres mondiales et économiques, les colonie, esclavagisme etc…)
        Finalement, comme je l’ai dit plus haut, comme les scienctifiques, vous avez des rancoeurs envers la religion en général, et surtout les religions monothéistes.

        Finalement, comme encore je disais plus haut, avec un égo non maitrisé, on ne peut pas se remettre en question ( moi j’ai raison, et les autres ont tord).

    • L’Abbé Lemaitre, qui fut le premier à théoriser l’expansion de l’univers, avant confirmation par Hubble cinq ans plus tard, avait supplié le pape Pie XII de cesser de proclamer que le Big Bang était la démonstration scientifique de la Genèse. Juste pour la petite histoire, la formule venait d’Einstein, lequel bien entendu, s’en moquait cruellement. (Et L’Abbé en avait déja fait les frais…).
      Bref. S’il est évident que les sciences peuvent inspirer la philosophie, voire la métaphysique, le corollaire est moins probable. Tout juste peut -on poser l’hypothèse selon laquelle certains raisonnement ésotériques pourraient inspirer les chercheurs. Cf Newton, inspiré par l’alchimie, qui lui a permis de concevoir des forces sans contact.
      En revanche, il est un domaine de la pensée philosophique qui devrait plus peser sur la recherche: C’est l’éthique. Quand, par exemple, on se lance dans la conception de nouvelles armes, le problème n’est pas seulement technique. Or, le lien entre éthique et religion est souvent fondamental, puisque la vocation première de la plupart des religions est d’ordre moral.
      Mais n’oublions jamais que science et métaphysique demeureront des domaines séparés de la réflexion. C’est d’ailleurs la définition même de la métaphysique, une science qui raisonne hors du domaine des faits avérés..(Et du domaine expérimental).
      A se demander d’ailleurs si la matière noire et l’énergie noire ne sont pas importées de cet univers onirique, où toutes les hypothèses sont licites.
      Chassez la magie, elle revient au galop.
      En attendant, la religion a toujours tort quand elle s’oppose aux faits scientifiques. Chacun son boulot. Et ça n’est pas non plus le rôle de la science de nier l’existence de Dieu. Tout juste peut, reprenant Laplace, expliquer “qu’on n’a pas eu besoin de Dieu”, pour démontrer une théorie scientifique. (Conversation avec Napoléon III…).
      Enfin, je suis halluciné par la remise en question de théories scientifiques clairement étayées au nom de la croyance. Je fais bien sur référence à la Théorie de l’Evolution, ou, plus précisément, aux théories de l’Evolution, puisque on a pas mal progressé depuis Darwin. (Cf Stephen Jay Gould, entre autres). Mais bon. En 150 ans, le contraire eut été surprenant.

      • Hubble n existe pas. Tout comme l iss, appollo, le robot sur Mars.

        La NASA reçoit des milliards pour donner l’illusion d’une conquête d’un espace qui n’existe pas. Au dessus de nous, et nous avons tous le même au dessus car personne ne vit la tête à l envers par rapport à l autre, nous avons la voûte céleste et au dela il s’agit du royaume spirituel.

        Cette voute Allah l’évoque dans le Coran comme une construction. Quel que soit ce que c’est c’est solide et gardé par des anges.

        Nul ne peut sortir du domaine des cieux et la terre à moins de posséder une puissance infinie.

        Rappelez vous ce que nous dit Sa Majesté Allah quant à sa création.

          • Les gens comme moi n’ont pas besoin qu’on leur raconte des histoires de science fiction à dormir debout pour se sentir bien. Je n’ai pas de complexe de supériorité à entretenir contrairement à vous.

            Les doux rêveurs qui se croient dans star trek pensent que c’est moi qui doit consulter, elle est bonne 😀

            La réalité qu’Allah a créé me suffit et elle est suffisamment complexe.

            Et la vie ce n’est pas une course pour savoir qui fera le mieux semblant d’aller sur la lune, c’est d’essayer d’obéir au maximum à Allah pour faire parti de ceux à qui Il épargnera l’Enfer et à qui il permettra d’entrer au Paradis.

            Mais je pourrais expliquer ça à une pierre elle le comprendrait bien plus facilement que vous, qui descendez du singe selon votre science de farces et attrape ;D

        • Mak,

          Restez tranquille. La dame avec sa combinaison blanche va vous faire votre piqure. Tout ira bien. A votre reveil vous pourrez retrouver vos camarades en promenade.

          • Cet humour complètement dépassé masque mal votre malaise face au changement et votre difficulté à appréhender une autre réalité que celle proposée par votre téléviseur.

            Beaucoup de chrétiens savent ce qu’il en est, car malgré le fait qu’ils associent Jésus à Allah, ou qu’ils prétendent qu’il est son fils, ils ont le mérite de lire leur Bible et d’y croire, notamment les passages qui concernent la terre et le ciel, contrairement aux musulmans actuels qui lisent ces mêmes passages dans le Coran mais font semblant d’avoir compris autre chose.

            Avez vous honte du Coran au point de nier ce qui y est dit de peur qu’un mécréant se moque de vous alors que c’est lui qui vit dans le mensonge ?

            Qui est donc le fou ?

            Celui qui lit le Livre d’Allah mais qui préfère croire les mensonges des hommes.

          • Mak,

            Le Coran dit que la terre est plate. De nombreux exégètes ont confirmé la platitude de la terre. Le Coran dit aussi que le soleil se couche dans une marre de boue. Libre à vous d’y croire et de restez dans vos certitudes.

            p.s : une religion nait à partir d’un homme, puis de quelques adeptes qu’on prend pour des fous. C’est toute l’histoire de l’humanité qui s’est répétée ainsi. Tout le monde prétend detenir la vérité Vrai (des millions de religions ont vu le jour)

          • Oui j’y crois. Et les observations faites par des gens qui recherchent la vérité sur la forme de la terre, le soleil, la lune et les étoiles arrivent aux même conclusions.

            Ce n’est pas par ce qu’on vous a enseigné à l’école qu’elle est une boule que c’est vrai. A l’école on ne vous a pas appris à réfléchir par vous même et automatiquement vérifier si ce qu’on vous dit est vrai.

            Ils vous ont appris à apprendre par coeur, accepter bêtement ce que vous raconte celui ou celle qui représente l’autorité, obéir et à rester dans les rangs.

  4. Tout à fait.
    Pas sauter.
    Mais, si c’était de l’humour, respect.. A ce propos, que pensez-vous de la théorie de la Terre plate? Ou de celle des hommes créés en même temps que les dinosaures il y a six mille ans?

  5. 9% des français pensent que la Terre est plate, et 18% que la Terre a été créée ils y a moins de 10 000 ans.(enquête IFOP publiée le mois dernier).
    Ces chiffres grimpent encore chez les jeunes, dont le niveau d’alphabétisation ne cesse d’ailleurs de décroître. (Même si ceux de ce blog s’expriment fort bien).
    Aux USA, c’est pire encore: 46% de créationnistes, contre 38% il y a dix ans. Il s’agit pourtant d’un pays technologiquement avancé, même si la culture scientifique est très inégalement répartie.
    Enfin, dans les écoles du Maghreb, tous pays confondus, le créationnisme prévaut à 80% chez les enseignants. Darwin vient aussi d’être proscrit en Turquie.
    Les russes ne sont pas mieux, depuis le grand come back des orthodoxes, puisque l’évolutionnisme n’est plus enseigné.
    L’homme ne descend pas du singe. C’est un singe, hélas, avec un fusil.
    Et très pieux.
    C’est tout sauf un compliment.

  6. @Mak

    Je réponds tout de même à votre question:
    “Qui est donc le fou ?

    Celui qui lit le Livre d’Allah mais qui préfère croire les mensonges des hommes?”

    Le fou est le littéraliste, celui qui n’a jamais perçu la portée symbolique d’un Livre Saint. Il en va de la religion comme de la poésie. Bien sûr que “les violons de l’automne” n’existent pas. Cette métaphore s’adresse à notre ressenti. Elle ne saurait qualifier une observation scientifique. Les taoistes chinois distinguent entre le Shen, lié à l’intelligence, le Yi, à la mémoire, et la Hun, à l’imagination et à la croyance religieuse.
    Sans doute faut il recourir aux trois psychés pour construire une théorie, qu’elle soit scientifique ou religieuse. Mis il faut aussi intégrer le fait que le langage religieux s’apparente au langage artistique. C’est pourquoi le fondamentalisme, qui prend les mots au pied de la lettre, nous éloigne du mysticisme, ou de l’illumination.
    Il en va de même de l’analyse froide des œuvres littéraires, qui nous éloigne du ressenti généré par ces récits.
    Si je me donne la peine d’argumenter, c’est au motif que vous ne faites pas de fautes de syntaxe, ce qui laisse à deviner un niveau intellectuel correct.
    Et plus qu’un brin de folie.
    Mais bon.
    A moins que…

  7. @Mak
    Je vous suggère de vous informer sur ce qu’on appelle l’effet Dunning-Krueger. Je ne suis pas sûr qu’il en soit fait mention dans le Coran, mais je pense que MM Dunning et Krueger vous connaissent bien.

  8. Pour les fainéants…
    “L’effet Dunning-Kruger, ou effet de surconfiance, est un biais cognitif selon lequel les moins qualifiés dans un domaine surestiment leur compétence. Dunning et Kruger attribuent ce biais à une difficulté métacognitive des personnes non qualifiées qui les empêche de reconnaître objectivement leur incompétence et …”

    Dans le même ordre d’idée, on évoquait jadis le “syndrome de connaissance immédiate”, promise par certaines sectes, comme la Méditation Transcendantale, permettant à l’adepte d’accéder à l’illumination grâce à un mantra sur mesure (mais pas gratuit).
    Pousser les fidèles à défendre des inepties est aussi un moyen efficace de le couper de son entourage, pour mieux le dépouiller. C’est ainsi que les Témoins de Jéhovah nous promettent l’Apocalypse à chaque décennie.
    Plus c’est gros, plus le fidèle s’enferre, et devient manipulable.
    Le grand retour de la Terre plate s’inscrit de toute évidence dans ce cadre.

    • 999 humains sur mille iront en enfer selon un hadith.

      Croire dans la vérité même si elle est tournée en ridicule par 99.9% des gens est un acte de foi et de courage.

      Rira bien qui rira le dernier entre un athé sur sa baballe et un croyant sur la terre d’Allah.

      😀

      C’est vous qui pensez tout savoir sur la terre et l’espace avec vos connaissances niveau 4ème, vos références hollywoodiennes, vos 2 minutes 30 de recherche et votre confiance aveugle envers les savants escrocs (ce n’est même plus de la foi la, c’est du fanatisme chez les globeurs) .

  9. Les gars, abandonnez ces dialogues de sourds. Depuis des milliers d’année, les autruches qui enfouissent leur tête dans le sol sont persuadées d’être invisibles. Les complotistes ont exactement le même processus de pensée. Ils ont la tête enfouie dans un seul livre qu’ils essayent encore de lire et de comprendre vainement. Laissez ces retardataires au Moyen Age, vous perdez votre temps et votre énergie. C’est comme convaincre un fou qu’il est fou : IM PO SSI BLE !

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