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La pédopsychiatre Caroline Eliacheff accuse le voile de tous les maux auprès des enfants

Qualifiée « d’interview virulente » par le magazine Elle qui lui a offert une belle tribune pour y aller de son analyse féministe convenue, farouchement hostile au port du voile, Caroline Eliacheff, la fille de François Giroud, psychanalyste et pédopsychiatre de son état, ne s'est pas privée d'hurler avec les loups contre l’affaire dont s’est emparé le Tout-Paris politico-médiatique : la crèche Baby Loup.

Les fidèles lectrices, forcément libérées, du célèbre magazine auront ainsi été inondées par la lumière partisane qui aveugle la France laïciste et islamophobe, Caroline Eliacheff et ses consoeurs Elisabeth Badinter, Elisabeth Levy, Caroline Fourest et consorts, s'étant férocement arrogées le monopole du débat sur l’émancipation et la dignité de la femme.

"Que perçoivent les enfants du conflit autour du voile ? Comment le traduisent-ils dans leur comportement ? Quelles leçons en tirer ? Un plaidoyer féministe que sa mère, la grande journaliste Françoise Giroud, approuverait sans doute", l’angle de traitement de l’interview se focalise sournoisement sur les esprits les plus innocents et impressionnables, laissant entrevoir un possible traumatisme psychologique dès le plus jeune âge, dont la pédopsychiatre va se faire fort de déceler les moindres symptômes en quelques lignes.

"On peut s’interroger sur les conséquences pour un nourrisson de ne voir que le visage de face, une tête amputée des oreilles, des cheveux et du cou. Mais, dans les pays où les femmes sont voilées en public, elles ne portent jamais le voile à la maison. Ne serait-il pas paradoxal que des enfants dont les mères portent le voile à l’extérieur soient aussi élevés à l’intérieur de la crèche par des femmes voilées ?", interroge Caroline Eliacheff avec une fausse objectivité qui ne trompe personne…

A la question "Les petits enfants peuvent-ils vraiment être gênés par le voile islamique", l’omnisciente Caroline Eliacheff a bien sûr la réponse toute trouvée :  "Cela dépend de l’explication qui leur est donnée. Mais, même si on ne leur parle pas de signification religieuse, ils perçoivent qu’il y a une différence entre les hommes et les femmes, que les femmes doivent se comporter différemment en présence des hommes. Ils sentent que cela provoque un certain malaise et un questionnement chez les adultes. Par exemple, lorsque les parents n’ont pas d’autre choix que de les laisser chez une assistante maternelle voilée et que cela leur pose question."

Et celle-ci d’enfoncer le clou : "Le voile, comme la neutralité, entraîne une série de conséquences dans le projet éducatif. Une salariée voilée ne se contente pas de porter le voile : elle pourrait aussi appliquer aux enfants ce qu’elle estime être les règles de sa religion. Cela a des répercussions sur la mixité, la nourriture, l’éducation sexuée… L’exigence de neutralité, de son côté, est associée à l’égalité entre garçons et filles, à la lutte contre les stéréotypes sexués dans les activités qui leur sont proposées. La neutralité implique des repas communs et non une séparation entre les enfants musulmans et les autres comme certains parents le demandent.

Caroline Eliacheff, la thérapeute, sort à ce point de sa réserve, comme le souligne le magazine Elle, qu’elle s’aventure sur le terrain anxiogène et miné des préjugés, annonçant "un désastre  pour les enfants, pour l’islam et pour la France incapable de défendre ses valeurs républicaines". Et que dire de son parti pris délétère qui, sous couvert d’éclairer les esprits déjà conditionnés par un féminisme occidental, exclusif, anti-religieux et hégémonique, niant l’émergence de toute autre forme de féminisme, notamment musulman, contribue activement à attiser les plus noirs fantasmes anti-musulmans ?

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