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La mesure de rétorsion d’American Express contre Roger Waters, le leader des Pink Floyd, pour son soutien pro-palestinien

S’il y a une cause qui ne décerne aucune couronne de lauriers, n’ouvre aucune porte vers la gloire et relègue au rang d’artiste maudit celui qui la défend avec ferveur sous les feux des projecteurs, c’est bien celle, noble, juste et urgente, de la souveraineté palestinienne.

Parmi les rares voix de célébrités qui s’élèvent pour en faire une cause audible dans le concert assourdissant de l’hypocrisie internationale, celle de Roger Waters, le bassiste de légende des Pink Floyd, résonne de ses inflexions pro-palestiniennes depuis un certain temps déjà, appelant avec force à faire bloc derrière le mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), tout en condamnant avec la dernière énergie ces vedettes qui, en se produisant en Israël, cautionnent le rouleau compresseur du colonialisme.

La figure emblématique de l’un des groupes cultes du rock britannique sait mieux que quiconque ce qu’il en coûte de choisir le camp du plus faible contre celui du puissant, et sa prime à l’impunité insoutenable qui lui donne carte blanche pour piétiner le droit international et torpiller le processus de paix.

Ainsi, son soutien inconditionnel aux jeunes étudiants pro-BDS qui se dressent, avec courage et constance, contre la tyrannie israélienne sur les campus de Californie vaut, aujourd’hui, à Roger Waters une mesure de rétorsion de la part d’American Express qui a purement et simplement annulé son contrat de sponsoring évalué à 4 millions de dollars (source Washington Post).

Un tweet a été manifestement la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, la société de financement américaine tranchant dans le vif pour ne pas courir le risque d’être entachée par son militantisme si politiquement incorrect et la forte dissonance de sa propagande anti-israélienne…

« J’envoie tout mon amour et mon soutien le plus sincère à tous ces jeunes sur les campus des universités de Californie qui se tiennent debout pour leurs frères et sœurs en Palestine et font cause commune sous la bannière BDS », a écrit Roger Waters, avant d’enfoncer le clou et de sceller définitivement son sort aux yeux d'American Express : « Dans l’espoir que nous parviendrons à ce que le gouvernement israélien mette fin à l’occupation».

Il faudrait assurément plus de Roger Waters pour couvrir le cynisme de ceux qui hurlent avec les loups sur la vaste scène mondiale.

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