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La mésaventure d’une universitaire française : elle a été exclue de la Sorbonne Abou Dhabi sans explications!

Alors que rien ne le laissait présager, c’est une cruelle désillusion qui attendait l’universitaire française Lila Lamrani sous les cieux d’Abou Dhabi, apparemment sans nuages…

Tout s’annonçait même sous les meilleurs auspices pour cette professeure émérite de philosophie qui, fin juillet, s’envolait confiante vers la capitale rayonnante des Emirats arabes unis où un avenir académique radieux s’offrait à elle, au sein de l’antenne locale de la prestigieuse Sorbonne Université à Paris.

Sa promesse d’embauche signée, Lila Lamrani avait toutes les raisons de se réjouir de sa belle promotion, en tant que directrice du département de philosophie et sociologie de la Sorbonne Abou Dhabi, après avoir surclassé les autres prétendants français à ce poste très convoité. Son dossier, placé au-dessus de la pile, avait été transmis à l’université émiratie par la Sorbonne Paris avec les meilleures recommandations.

Aussi, quelle ne fut pas sa stupeur de se voir brusquement exclue mi-août, sans autre forme de procès, par ceux-là mêmes qui l’avaient recrutée sans l’ombre d’une objection ! Son incrédulité des premiers instants a très vite laissé place à une terrible déception, accrue par l’absence totale d’explications officielles justifiant un tel rejet.

C’est via un courriel ne souffrant aucune discussion que Lila Lamrani, forte de sa connaissance du monde arabe, de l’herméneutique coranique et qui, en outre, a fondé l’association pour la Palestine à l’ENS (Ecole normale supérieure), a appris son éviction.

Soutenue par un collectif de 140 intellectuels qui exige que « toute la lumière soit faite  sur cette décision unilatérale », cette chercheuse de renom s’est désormais lancée dans une quête dont elle se serait bien passée, à la recherche des vraies raisons qui ont conduit à son renvoi brutal.

« J’en suis réduite à faire des hypothèses », a-t-elle confié dans un entretien au Monde, en précisant qu’elle venait d’intégrer un programme pour étudiants arabisants à Tunis, à ses frais. Un pis-aller accepté à contre-cœur.

« Je suis une femme, d’origine algérienne, j’ai présidé l’association pour la Palestine à l’ENS [Ecole normale supérieure], je travaille sur l’herméneutique du Coran… », insiste-t-elle, tandis que des collègues de la Sorbonne subodorent qu’elle fait peut-être les frais de ses « engagements socio-politiques ».

« Une institution universitaire française peut-elle légitimement se laisser imposer un tri au sein de son personnel élu sans la moindre explication ? », interrogent les intellectuels qui font bloc derrière Lila Lamrani. Mais pendant ce temps-là et plutôt que de chercher à comprendre, la Sorbonne Paris a préféré soumettre une autre candidature à la Sorbonne Abou Dhabi, sans s’offusquer le moins du monde de ce qui ressemble fort à un cuisant camouflet, également à son encontre…

« L’université parisienne aurait pu exiger d’Abou Dhabi une raison du refus, elle ne l’a pas fait », constate Lila Lamrani avec une amertume qui n’est pas prête de s’effacer, d’autant plus que l’image idéalisée accolée à Abou Dhabi a dévoilé le mirage qui l’entourait.

11 commentaires

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  1. Ce sont ses origines algériennes qui dérangent elle aurait été marocaine ou tunisienne cela aurait été agréé . De source sûre quand les emiratis en France engagent des sociétes prestataires elle exigent des français d origines non Algériennes.

  2. Aboudhabi comme tous les membres des EAU sont pro-israéliens et n’aime pas les musulmans engagés. Ils ont dû recevoir un ordre de leurs maitres israéliens ou saoudiens.
    Que DIEU facilite et donne mieux que ce poste à Lila LAMRANI .

  3. Il y a un process aux UAE se security clearance pour l’obtention du visa de travail et les raisons des refus ne sont jamais données – quand l’Etat juge une personne suspecte ou dangereuse pour le pays alors il y a refus- je pense qu’ Il y a une polémique inutile autour de cela, c est un process normal dans ce pays de ne pas donner de raisons et c est comme cela que à se passe pour beaucoup de personnes. Chacun a ses règles et la bas c est comme cela que ça se passe pour tous le monde (ce n est pas un cas isolé)
    Petit conseil Pour ceux qui espère venir travailler aux Émirats, ne démissionné jamais de vos postes avant que l étape de sécurité clearance soit validée pour éviter l expérience de cette jeune dame.

  4. cette femme fait une étude d’interprétation du st coran avec des bases de phylosophie (herméneutique définition: interprétation qui s’applique en général à la littérature historique à des oeuvres sur le droit, la sociologie, la musique, l’informatique, théologie ou dans le cadre de la psychanalyse) dans un pays pro musulmans il ne faut être stupide. C’est chercher des problèmes mais venir en plus se plaindre de se faire expulser c’est vraiment ce moquer des gens.

    • Elle a postuler et à été prise … ce qu’elle fait à côté de ses fonctions ne regarde pas son employeur ! En faite pour postuler en France il est preferable de ne pas étudier le coran si je comprend bien votre logique ? …

      • en fait c’est au émirats arabes unie , c’est pas vraiment en France.
        c’est justement Paris sorbonne qui avait transmis son dossier en priorité
        C’est donc la bas que sa candidature a été refuse

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