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La fabuleuse histoire du “Forest Man” indien qui a planté une forêt de ses propres mains (vidéo)

Si les nombreux orpailleurs de l’or noir que compte notre vaste monde cherchent à faire jaillir de la terre des sources d’abondance et de puissance, Jadav Payeng, lui, n’a pas ménagé sa peine pour faire émerger une forêt, ce pur joyau de « l’or vert », sur l’île déserte de Majuli, dans le nord de l’Inde, menacée de disparition.

Dès 1979, du haut de ses 16 ans, c’est à la sueur de son front et en mettant du cœur à l’ouvrage que ce travailleur forestier indien et militant de la cause environnementale, né dans l’Etat d’Assam en 1963, s’est attelé à l’immense tâche qui tenait de la gageure, et ce, sans discontinuer jusqu’à nos jours.

De sa main verte, déployant des trésors de minutie et de patience, Jadav Payeng, désormais connu sous le surnom élogieux de « Forest Man », a consacré son existence a reboisé une surface de 550 hectares, soit une superficie supérieure à celle de Central Park à New York, en plantant un arbre à la fois dans un sol aride qui a reverdi, renaissant à la vie, lentement mais sûrement.

Au fil des décennies, une forêt extraordinaire car ensemencée entièrement par la main d'un seul homme, composée de milliers de plantes et d’arbres, dont des bambous alignés sur 300 hectares, est sortie progressivement de terre, émerveillant l’Inde et le reste du monde qui n’ont d’yeux dorénavant que pour son fabuleux jardinier et botaniste.

« Il n’y avait pas d’arbres pour protéger cette île désertique des serpents qui y proliféraient. Je me suis assis et j’ai pleuré. J’ai contacté le ministère des Forêts et leur ai demandé s’ils pouvaient planter des arbres. Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont conseillé la plantation de bambous. Ce fut dur mais je l’ai fait. Et tout seul », a confié récemment Jadav Paleng au Times of India, en contemplant l’œuvre monumentale de toute une vie et le dur labeur accompli.

L’histoire insolite et exceptionnelle de ce « Forest Man » indien a captivé le cinéaste William Douglas McMaster, lui inspirant ce beau documentaire au titre tout trouvé « Forest Man ».

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