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La classe politique française, entre le soutien à Israël et les scandales financiers à la chaîne

En ce mois de juillet propice aux premières transhumances estivales, aux pensées vagabondes et insouciantes, et à une mise au vert géographique et intellectuelle, à des années lumières de la monstruosité de l’assaut israélien contre la population martyre de Gaza, si l’on s’amusait à faire une photographie de notre classe politique qui a, elle aussi, la tête en vacances, on figerait sur papier glacé l’image de la lâcheté, de la complicité, des échecs, des passe-droits, des malversations, des incartades, et des ignominies d’une représentation nationale au-dessous de tout.

Entre un président du fallacieux changement, François Hollande, dont l’effarante cécité face à la détresse du peuple palestinien massacré, le conduit à s’aplatir devant Israël en reniant les idéaux humanistes de la patrie des droits de l’Homme, et l’UMP, ce repaire de délinquants en col blanc, dont les caciques sont éclaboussés par des scandales financiers à la chaîne, le panorama politique hexagonal ressemble à une morne plaine sans moralité, sans courage, et sans dignité.

Exprimant la "solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza", en rappelant que "la France condamne fermement ces agressions", tout en "précisant qu’il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces et de prévenir l'escalade des violences", notre président « normal » d’un mandat qui est loin d'être exemplaire cautionne donc de manière infâme le bombardement de maisons, d’écoles, d’hôpitaux, l’assassinat de femmes, d’enfants, de personnes âgées, et applaudit des deux mains à la nouvelle démonstration de force totalement disproportionnée d’Israël qui torpille le droit international, comme à l’accoutumée. 

Pendant ce temps-là, au sein du QG de l’UMP, ce bateau ivre qui croule sous la dette vertigineuse de 74 ,5 millions d’euros, ce sont des boules puantes qui servent de bombes explosives… Les ténors, à couteaux tirés, se livrent une bataille sans pitié pour mettre à terre ceux, nombreux, qui ont pioché dans la caisse sans scrupule. Ces donneurs de leçons dédaigneux et autres intrigants ne cessant jamais d’intriguer, à l’image de Copé et des frais d’avions de sa femme (27 000 euros), sans parler du job de complaisance (assistante parlementaire) qu’il lui a accordé royalement moyennant 4750 € par mois, ou encore de Rachida Dati, dont on ne présente plus l’arrivisme et les turpitudes, et de ses 10 000 euros de factures de téléphone par an réglées par le parti de la droite divisée, en faillite financière et morale. L’UMP, ou ce qu’il en reste, dont il y a fort à parier que si Sarkozy était encore au pouvoir, ce dernier se serait empressé de choisir le camp du plus fort face à la tragédie insoutenable de Gaza.

Que l’on tourne notre regard vers la droite ou la gauche, en se focalisant sur l’UMPS, la fameuse bipolarité de notre république bananière que personne ne nous envie, c’est la déliquescence des élus du peuple que l’on contemple. 

  

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