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Islamophobie: la justice américaine dédommage un citoyen d’origine tunisienne à hauteur de 1.2 millions de dollar

Ali Abdelkarim Abou Bakr est un justiciable américain heureux, qui a eu raison de se battre pour faire reconnaître ses droits bafoués devant un tribunal qui a tranché en sa faveur, au-delà même de ses espérances.

Arrivé de sa Tunisie natale sur le sol de la bannière étoilée, dont il a fait sa terre d’adoption il y a quelques années de cela, ce chauffeur de bus de 56 ans, employé par la mairie de Washtenaw, dans l’Etat du Michigan, ne passait pas inaperçu avec sa longue barbe et son patronyme à consonance arabe dans cette bourgade de l’Amérique profonde. Une visibilité musulmane jugée un peu trop ostensible par les autorités locales et certains barons conservateurs du terroir, qui a conduit à son renvoi pur et simple pour « désobéissance aux ordres professionnels », un chef d’inculpation qu’il n’a cessé de réfuter.

Sous le choc de ce limogeage abusif brutal, Ali Abdelkarim Abou Bakr ne s’est pas laissé abattre et a réagi comme tout bon américain l’aurait fait à sa place dans une Amérique procédurière jusqu’à l’excès, sauf qu’en l’occurrence son combat était pleinement justifié et de surcroît loin d’être gagné d’avance.  

Bien lui en a pris de porter plainte contre la municipalité au motif de « harcèlement moral et traitements racistes », puisque le juge du tribunal du Michigan a estimé sa récrimination à ce point recevable qu’il ordonné un dédommagement financier des plus substantiels, de nature à dissuader tout employeur de pratiquer la discrimination religieuse, raciale ou ethnique à l’embauche ou en cours de contrat de travail…

Reconnu en tant que victime de « ségrégation raciale » et indemnisé pour le préjudice subi à hauteur de 1.2 millions de dollar, Ali Abdelkarim Abou Bakr est un justiciable qui a aujourd’hui retrouvé le sourire, fier de sa barbe fleurie et de ses racines tunisiennes.

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