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Inde : la première musulmane pilote d’avion est une source d’inspiration pour la gent féminine

Journée internationale de la femme oblige, Saarah Hameed Ahmed, une Indienne d’exception, a volontiers délaissé le cockpit de son avion où elle officie en sa qualité de première femme pilote de confession musulmane du pays, pour encourager la gent féminine, et notamment ses jeunes coreligionnaires, parmi lesquelles elle ne compte que de ferventes admiratrices, à croire en elles, en leur potentiel, et surtout en leurs rêves.

Pour cette brillante jeune femme native de la ville de Bangalore, une localité située au sud de l’Inde, qui a toujours eu, depuis sa plus tendre enfance, des étoiles plein les yeux en contemplant la voûte céleste, espérant bien parvenir un jour à décrocher la lune, les rêves les plus inaccessibles ne sont faits que pour être parachevés, les plafonds de verre pour être pulvérisés, et les stéréotypes sur la femme musulmane pour être brisés.

Prendre les commandes à bord d’un poste de pilotage a longtemps bercé ses songes, avant de devenir une forte aspiration, puis une ambition professionnelle irrépressible, Saarah Hameed Ahmed, qui n’avait rien d’une douce rêveuse, s’armant de courage pour révéler son choix de carrière dont elle savait pertinemment qu’il allait bousculer les mentalités et faire chanceler son père.

En 2007, à l’aube de ses 18 ans, elle prit son envol du nid familial pour aller se former dans une école de pilotage aux Etats-Unis, sa détermination inébranlable ayant eu finalement raison de l’extrême réticence mêlée d’appréhension de son père très pieux, Hameed Hussain Ahmed, photographe de son état, qui reconnaît humblement avoir tout mis en œuvre pour décourager la vocation de sa fille.

Une fille dont la réussite fait sa fierté aujourd’hui, ce père aimant se remémorant avec émotion les paroles réconfortantes d’un ami proche, Atif Fareed, commandant de bord Outre-Atlantique, qui avaient su le faire revenir à de meilleurs sentiments : "Tu devrais te considérer comme chanceux d’avoir une fille qui a une telle ambition, contrairement à la plupart des jeunes filles musulmanes." Et de poursuivre : "Quand elle a obtenu son visa pour les Etats-Unis sans aucune difficulté, alors que la plupart des étudiants essuyaient des refus, j’ai décelé là un message de Dieu", a-t-il confié, tandis que son épouse, Naseema Ahmed, assure pour sa part n’avoir jamais eu de doutes quant à la nécessité de couper le cordon avec sa fille, pourtant très tendrement chérie, pour lui permettre d’aller au bout de son rêve.

"Ne vous inquiétez pas des jugements que porte et portera sur vous la communauté. Personne n’a le droit de tuer vos rêves", a clamé sans relâche Saarah Hameed Ahmed tout au long d’un 8 mars où elle a eu les honneurs de nombreuses tribunes, exhortant les jeunes indiennes musulmanes à s’autoriser à rêver et à s’accrocher à leurs rêves, tout en démontrant que l’on pouvait être pilote d’avion, musulmane et femme à la fois, son vœu le plus cher étant à présent de fonder un foyer. Et il y a fort à parier que son rêve de trouver l’âme sœur et de donner la vie deviendra très vite réalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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