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George Clooney appelle à ne pas exacerber l’islamophobie sur la scène des Golden Globes

Tandis que Paris devenait tragiquement le centre du monde, en ce dimanche 11 janvier mémorable, où le cauchemar éveillé du terrorisme laissait place à une mobilisation citoyenne spectaculaire, à des milliers de kilomètres de là, sur une scène scintillante, où tout n’est qu’artifices sous des sunlights éblouissants, George Clooney, la superstar, ne s’est pas contenté d’être juste consensuel en lançant le désormais universel cri de ralliement « Je suis Charlie », il a fait bien plus.

Récompensé pour l’ensemble de sa carrière par un Golden Globe très convoité, le prix Cécil B. DeMille, l’homme orchestre d’Hollywood, à la fois acteur, réalisateur et producteur, passé à 53 ans du rôle de célibataire endurci à celui de mari idéal, à la faveur de sa rencontre avec Amal Alamuddin, son épouse britannico-libanaise, a pris position contre l’islamophobie devant le gratin du septième art, dont le tropisme pro-israélien est loin d’être une illusion de plus dans des coulisses pleines de cynisme…

Comment en effet oublier le mauvais film automnal du soutien inconditionnel à l’effort de guerre israélien, quelques semaines à peine après que son criminel en chef, Benyamin Netanyahou, ait réduit Gaza en cendres et massacré plus de 2 000 Gazaouis, scénographié par certains studios parmi les plus prestigieux, avec dans le rôle clé des collecteurs de fonds, les has been bodybuildés et botoxés Stallone et Schwarzenegger ? Schwarzenegger, le Terminator sur le retour, qui s’est d’ailleurs tout récemment abonné à Charlie Hebdo à grand renfort de communication.

C’est en présence de ce parterre pas si glamour que ça que George Clooney a appelé à savoir raison garder, et à ne pas répondre à la haine implacable de tueurs en mission commandée par la haine aveugle à l’égard de musulmans qui en sont les victimes collatérales en France et au-delà, quand ils  n’en sont pas les premières victimes sous d'autres cieux meurtris, en Irak, ou en Syrie… 

"Il y a une inquiétante montée de la ferveur anti-musulmans dans certaines parties de l’Europe. Nous devons faire preuve d’une grande vigilance vis-à-vis de l’ampleur de ce phénomène, et j’espère que nous ne réagirons pas en sombrant, à notre tour, dans des excès inverses et préjudiciables pour tous", a déclaré le cinquantenaire radieux sous les crépitements des flashes, ne perdant pas de vue que le « show must go on » à Hollywood encore plus qu’ailleurs.

Par la rédaction.

 

 

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