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Fabien Engelmann, le maire FN d’Hayange, condamné à un an d’inéligibilité

Sera-t-il contraint de rendre son écharpe tricolore qui ne sera pas restée longtemps immaculée sous son règne frontiste ? Fabien Engelmann, 35 ans, le maire d’Hayange, viscéralement islamophobe et bien moins honnête qu’il prétend l’être, n’aura pas tardé à déshonorer sa fonction et à souiller les valeurs républicaines sitôt propulsé aux commandes de la ville, prenant ses aises dans un fauteuil qu’il a pris pour un trône…

Mais patatras ! L’incarnation du populisme rajeuni du FN, celui-là même qui s’est laissé porter par la vague Bleu Marine aux dernières municipales pour s’accaparer tous les pouvoirs de cette bourgade de 15 000 âmes, avec pour seul maître-mot un cri de guerre « Sus à l’islam ! », a été très vite rattrapé par une fraude peu reluisante qui est une tache indélébile sur un mandat qui prétendait laver plus blanc que blanc.

Eclaboussé par le scandale, Fabien Engelmann vient d’être frappé par la disgrâce de l’inéligibilité, le verdict sans appel du tribunal administratif de Strasbourg étant tombé comme un couperet sur ce triste sire de la politique locale de caniveau. Condamné pour des irrégularités dans ses comptes de campagne, le tribunal, sourd à ses piètres dénégations plaidant "l’erreur technique", a estimé qu’il a "commis un manquement d'une particulière gravité aux règles relatives au financement des campagnes électorales", le déclarant "inéligible pour une durée d'un an et démissionnaire d'office de son mandat de conseiller municipal de la commune de Hayange à compter de la date à laquelle son jugement revêtira un caractère définitif."

Dans une République où les représentants de la nation se drapent sans vergogne dans leur respectabilité pour mieux dissimuler leur propre indignité, s’accrochant coûte que coûte à leurs baronnies même quand leurs vilénies, leurs turpitudes et leurs malversations sont révélées sur la place publique, gageons que Fabien Engelmann, l’édile de toutes les dérives confondu au grand jour, qui revendique fièrement sa proximité idéologique avec Geert Wilders, le fielleux leader pro-sioniste et islamophobe de l’extrême droite néerlandaise, ne renouvellera pas le genre, pas plus qu’il ne balaiera devant sa porte…

Pour l’heure, il garde jalousement les clefs de la bonne ville d’Hayange en sa possession, ayant un mois pour faire appel, tout en se targuant d’être soutenu inconditionnellement par sa présidente, Marine Le Pen. Reste à savoir si ses administrés, après lui avoir accordé leur confiance pour faire triompher la préférence nationale, lui seront éternellement reconnaissants d’être sous les feux des projecteurs pour une escroquerie calamiteuse doublée d’une islamophobie institutionnalisée et anti-républicaine qui en disent long sur la gestion frontiste de la France des terroirs et des clochers.

 

 

 

 

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