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Expulsion de cinq islamistes, dont trois imams

A force d’avoir trop tiré sur la corde des coups de com’, les moindres coups de filet de Nicolas Sarkozy, surtout quand ils se produisent en réaction au traumatisme du « tueur au scooter », de surcroît en toute fin de mandat et  devant les caméras de télévision qui étaient miraculeusement dans les parages, nous paraissent par trop suspects.

 L’impressionnant coup de pied dans la fourmilière islamiste planifié vendredi dernier,  bien que sujet à caution aux yeux de la magistrature qui a critiqué l’incorrigible « mélange des genres » du président et candidat, a donné des ailes au ministre de l’Intérieur, Claude Guéant, qui a ordonné, ce jour, l’expulsion de trois imams radicaux et de deux militants islamistes étrangers pour atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat.

Un militant islamiste de nationalité algérienne,  Ali Belhadad,  et un imam de nationalité malienne, Almany Baradji,  ont été renvoyés aujourd’hui dans leur pays d'origine, tandis qu'un imam de nationalité saoudienne a fait l'objet d'un arrêté d'expulsion. Un militant islamiste de nationalité tunisienne et un imam de nationalité turque "feront prochainement l'objet d'une procédure d'expulsion", a précisé le ministère.

Tous étaient dans le collimateur des autorités, chacun se voyant reprocher la tonalité de ses sermons. Ali Belhadad, condamné pour son rôle dans les attentats de Marrakech en 1994, aurait renoué " des relations assidues avec la mouvance islamiste radicale", tandis que l’imam Baradji était indésirable pour "ses prêches promouvant l’antisémitisme, le port du voile intégral, le rejet de l'Occident et l'éducation des adolescents jugés difficiles dans des écoles coraniques à l'étranger", selon l’Intérieur.

Il en va de même pour l’imam saoudien,  Saad Nasser Alshatry, accusé de prôner "l'isolement des femmes, le repli communautaire des musulmans, le commerce de la drogue, l'acquisition de la nationalité française pour faciliter le prosélytisme musulman", ainsi que pour l’imam tunisien, partisan du  "rejet du monde occidental et du meurtre des personnes qui se détourneraient de l'islam", toujours selon l'Intérieur. Véritable tour de chauffe, ces premières expulsions ne seraient que le prélude à un ensemble de mesures à venir, comme l’a annoncé le ministère de l’Intérieur.  

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