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Etats-Unis : l’élection présidentielle se conclut en apothéose pour les candidats musulmans aux scrutins locaux

Alors que l’un exulte, et l’autre enrage, alors que Joe Biden savoure une victoire que lui dénie farouchement Donald Trump, au terme d’une présidentielle au suspense insoutenable auquel les chaînes de télévision américaines se sont empressées de mettre un terme (et peu importe si elles n’étaient pas habilitées à le faire…), les organisations musulmanes phares d’une Amérique qui oscille entre rire et larmes puisent ailleurs leur source de satisfaction.

Que ce soit l’influent Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), connu pour être sur tous les fronts, Jetpac, l’association qui forme les citoyens musulmans ayant contracté le virus de la politique, ou encore MPower Change, la plus importante organisation de justice sociale et raciale, tous se réjouissent que cette 46ème course effrénée au pouvoir suprême ait vu la percée, sur la scène publique, de 110 candidats de confession musulmane. Un record absolu !

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Dans pas moins de 24 Etats, ces étoiles montantes de la politique américaine ont véritablement incarné un renouveau que les septuagénaires Biden et Trump, ces deux ennemis jurés de la politique politicienne ayant toutefois en commun leur lien indéfectible avec Israël, pour ne pas dire leur allégeance à peine voilée, ont échoué à personnifier… Et pas seulement en raison de leur grand âge.

Parmi les personnalités musulmanes éminentes que la recrudescence de la présence de leurs coreligionnaires aux scrutins locaux a mis en joie, Linda Sarsour, la directrice américano-palestinienne de MPower Change, s’est félicitée de ce qu’elle considère être un prélude au « renforcement de notre représentation politique » dans les années à venir.

Linda Sarsour

Pour son plus grand bonheur, plusieurs candidats musulmans ont fait mieux que simplement participer. Ils sont entrés par la grande porte dans l’histoire de la politique américaine, en conquérant les cœurs et les suffrages, à l’instar de Maureen Turner, de Madinah Wilson-Anton et d’Iman Jodeh, les premières législatrices musulmanes élues respectivement à l’Assemblée nationale de l’Oklahoma, du Delaware et du Colorado. Après avoir sillonné le terrain pendant de longs mois, Samba Baldeh et Christopher Benjamin ont également connu la consécration dans le Wisconsin et en Floride, triomphant de leurs adversaires que beaucoup croyaient indétrônables.

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« Peu importe ce qui se passe au niveau présidentiel. L’ augmentation notable de notre représentation politique est un élément essentiel pour vaincre la montée violente de l’islamophobie, ici et dans le monde, car elle oblige les élus et les médias à inclure notre point de vue dans le débat public, que cela porte sur les soins de santé, l’économie, le système judiciaire pénal et toute autre question impactant la vie américaine », s’est enthousiasmé Mohammed Missouri, directeur exécutif de Jetpac.

Alors que l’un rit, et l’autre fulmine, alors que Joe Biden se voit déjà en train de prêter serment sur la Bible, le 20 janvier prochain, lors de son intronisation officielle, et que Donald Trump fourbit ses armes à seule fin de rester dans sa tour d’ivoire, à Washington, les leaders musulmans américains ont, eux, toutes les raisons de crier victoire, mais à leur manière…

De gauche à droite: Madinah Wilson-Anton, Christopher Benjamin et Samba Baldeh
Iman Jodeh

 

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