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Etats-Unis : le coup d’éclat d’un jeune réfugié yéménite, porteur de messages positifs sur l’islam, en plein match de football

Son irruption, le torse nu, sur la verte pelouse du Michigan Stadium, à Ann Arbor, à l’ouest de Detroit, sous les yeux médusés d’aficionados du ballon rond qui s’enthousiasmaient pour l’International Champions Cup, et en l’occurrence pour la rencontre au sommet entre le Real Madrid et le Chelsea FC, en a fait le réfugié le plus médiatisé des Etats-Unis, à la vitesse de la lumière ou plutôt de la gloire virale…

Hussein Aljabali, ce jeune yéménite plein d’audace de 19 ans, peut se targuer d’avoir réussi à voler la vedette aux deux équipes prestigieuses que la foule était venue acclamer le 30 juillet dernier, lors de son passage éclair sur le terrain, mais très remarqué, qui a fait crépiter des milliers de téléphones portables à la vue de sa déclaration d’amour  « I love Islam » inscrite sur sa poitrine, et du message choc « les musulmans ne sont pas des terroristes » écrit sur son dos.

Devant 100 000 supporters de football en délire, le jeune homme téméraire a relevé le défi de taille qu’il s’était lancé, mû par la volonté de changer les regards sur sa religion, par trop diabolisée, après avoir été lui-même victime, à plusieurs reprises, du racisme primaire et décomplexé qui peut frapper à tout moment, dans la vie réelle comme dans le monde virtuel, et sans garde-fous.

C’est donc pour la bonne cause que Hussein Aljabali a fait sensation au beau milieu de ce tournoi de soccer de haut vol, ayant patiemment attendu le moment propice pour se précipiter sur le terrain et retirer son t-shirt. Bien que rapidement encerclé par les forces de l’ordre, le jeune réfugié aura eu toutefois le temps d’accomplir son coup d’éclat, conforté dans le bien-fondé de sa démarche par les applaudissements qui ont résonné dans les tribunes, de plus en plus perceptiblement, couvrant les insultes qui fusèrent inévitablement.

« Je ne voulais pas être chassé comme un malpropre et donner une mauvaise image des musulmans », a-t-il déclaré devant la forêt de micros tendus vers lui. « J’ai été menotté pendant quelques minutes, mais ensuite la police m’a laissé partir, en me disant ‘Ne faites rien de stupide’ », a-t-il précisé, en confiant l’émotion qui l’a envahi à son retour dans le stade, riche en poignées de main, voire même en embrassades, mais aussi en selfies qui ont aussitôt inondé des centaines de pages Facebook et Instagram.

« Les gens sont venus pour prendre des photos avec moi. Des non-musulmans, des Blancs, tout le monde voulait me serrer la main, m’embrasser, me félicitant pour mon action. J’étais très fier de ce que j’avais fait », a-t-il relaté, visiblement heureux d’être passé de l’ombre à la lumière en touchant bien des cœurs, tout en étant pris de vertige devant sa notoriété fulgurante, dans et en dehors de la cyberdimension.

Loin de se reposer sur ses lauriers, Hussein Aljabali veut capitaliser sur l’incroyable succès de son opération, qui n’était pas acquis d’avance, pour lancer une chaîne Youtube appelée « 4you2Smile », sur laquelle seront diffusées des vidéos positives sur l’islam, montrant le vrai visage de sa religion, par-delà les campagnes de calomnies qui en altèrent continuellement la quintessence du message.

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