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Une enseignante américaine enceinte, expulsée d’un avion, dénonce une discrimination anti-musulmans

En montant à bord d’un avion de la Southwest Airlines fin septembre, reliant Washington à Los Angeles, l’Américaine de confession musulmane, Anila Daulatzai, enceinte de deux mois, était loin d’imaginer qu’elle en serait éjectée hâtivement et brutalement par des policiers qui n’ont pas pris de gants, pour un motif dont elle réfute la véracité.

Son seul tort a-t-il été, à la vue de deux chiens qui avaient été autorisés à voyager en cabine aux côtés de leur maître, de confier aux hôtesses de l’air, compte tenu de son état, l’allergie aux poils d’animaux dont elle souffrait, afin de changer de place ?

N’éprouvant aucune anxiété particulière, c’est parfaitement sereine qu’elle s’installa à l’arrière de l’avion, avec l’accord du personnel de bord, loin des deux petits chiens dont elle affirme n’avoir jamais exigé le débarquement, contrairement à ce que prétend la compagnie aérienne.

Aussi ahurissant que cela puisse paraître, en dépit de l’énergie déployée pour convaincre des hôtesses de l’air particulièrement sceptiques qu’elle se sentait « tout à fait bien », tout en insistant sur l’impérieuse nécessité de se rendre en Californie, au chevet de son père malade, cette enseignante très estimée du Maryland Institute College of Art a été, subitement, sommée de descendre de l’appareil, forcée de se lever de son siège et traînée sans ménagement vers la sortie.

« Que faites-vous ? », « Mon père doit être opéré », et « Vous avez déchiré mon pantalon », s’est-elle écriée, d’abord interloquée, puis très vite scandalisée par l’expulsion, aussi inconcevable qu’humiliante, dont elle était victime sous les yeux médusés des autres passagers.

Ses cris ont laissé de marbre le personnel navigant de la Southwest Airlines et les policiers chargés de la sale besogne, comme le prouve en images la vidéo, devenue virale, qui a immortalisé la violence de son éviction de l’avion.

Niant vigoureusement la version officielle, qui tente de justifier l’injustifiable en soutenant qu’elle avait « indiqué souffrir d’une allergie aux chiens potentiellement mortelle », Anila Daulatzai qui, une fois sur le tarmac de l’aéroport, a continué d’être malmenée lors d’un interrogatoire interminable, sans aucun égard pour sa grossesse, dénonce aujourd’hui le caractère éminemment discriminatoire et islamophobe de son refoulement.

« La professeure Daulatzai a été discriminée, maltraitée, détenue et interrogée pendant des heures. On lui a infligé un terrible affront public dont elle est ressortie traumatisée. Ses droits élémentaires ont été bafoués, parce qu’elle est une femme, une personne de couleur et une musulmane », se sont insurgés ses avocats dans un communiqué, en démentant catégoriquement les assertions fallacieuses de la Southwest Airlines.

« Notre cliente qui était enceinte de deux mois au moment de cet incident intolérable, lourd de conséquences pour elle, a eu besoin de soins d’urgence dans un hôpital local, tant elle était choquée et couverte d’ecchymoses. Depuis, elle est en soins continus », ont-ils précisé sous une plume indignée qui demande réparation pour le grave préjudice subi.

7 commentaires

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  1. On fait descendre d’un avion , par la force une personne qui touche à la sécurité des passagers.
    Je ne comprend pas , c’est pénible pour une femme enceinte d’aller de l’Atlantique au Pacifique, sans utiliser le moyen de transport avion.

    • Water water
      Toujours passionné par les équivoques, pathétique!!!!!
      Rien ne semble vous toucher même pas l’innommable!!
      C’est ce qu’on appelle “l’insensé des partiaux”.

      • Je ne sais pas , c’est votre avis.
        quelqu’un m’avait dit que j’avais un gros problème dans l’écriture, pour moi c’est un complément , on reconnait un homme par ses défauts, ces qualités ne lui appartiennent pas.

          • Cette femme est une victime , je n’ai pas dit le contraire.
            Son délit est d’être musulmane , enceinte et vouloir visiter son père malade.
            La loi punit pour ça

  2. Il y a surtout que les américains ne savent pas faire dans la finesse, hein, du gros cow boy, rien n’a changé.
    Discrimination ou pas, je ne sais pas, mais de la grosse brute, oui!

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