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Deux proches de Tariq Ramadan lancent une pétition de soutien

En l’espace de 24 heures, plus de 12 000 personnes, disséminées à travers le monde, ont apporté leur soutien inconditionnel à Tariq Ramadan, en signant la pétition en sa faveur lancée  par deux de ses proches que sont Siham Andalouci pour la France et Abdourahman Kahin pour le Canada.

« Cette lettre ouverte exprime notre appui total au professeur Tariq Ramadan. Elle explique également les raisons qui motivent cet appui. Outre la présomption d’innocence qui va de soi et à laquelle Ramadan a droit comme tout le monde, nous soutenons le professeur parce que c’est d’abord là la position que dictent nos principes religieux et/ou éthiques », ont écrit en préambule les deux auteurs du texte.

Comme le dénonçait l’islamologue suisse sur sa page Facebook, Siham Andalouci et Abdourahman Kahin s’insurgent, à leur tour, contre les accusations très graves portées à son encontre qui s’inscrivent, selon eux, dans le cadre d’une vaste « campagne de dénigrement et de diabolisation ».

« Ces accusations sont ainsi investies dans une campagne de dénigrement qui est la continuation des efforts de diabolisation qui le visent depuis le début de son engagement intellectuel et militant en 1990 », pointent-ils du doigt, ajoutant : « Tariq Ramadan et son discours ont toujours dérangés. Et, au lieu de le confronter sur le terrain du débat d’idées, les courants idéologiques et politiques qui s’opposent à lui se sont de tout temps rabattus sur des procédés malhonnêtes pour discréditer l’intellectuel musulman et sa pensée. »

Tout en étant « pleinement solidaires des luttes des femmes qui dénoncent la culture du viol qui sévit au sein de nos sociétés », ces deux compagnons de route de Tariq Ramadan, investis dans les mêmes combats, exhortent à se dresser contre une « diabolisation » qu’ils « refusent », en insistant sur le fait qu’elle « n’entamera en rien le respect que nous lui devons et la pertinence que nous accordons à son travail ».

« Faire de ces accusations des condamnations publiques qui peuvent détruire des réputations, des carrières et des engagements religieux et citoyens, c’en est tout simplement trop pour nous », s’indignent-ils, avant d’appeler à la mobilisation des « intellectuels et militants de tous bords » et « particulièrement des femmes » pour « ouvrir un débat sincère et urgent sur cette grave question ».

« Cette réflexion collective, menée avec courage et rigueur, doit pouvoir prendre en considération les doléances des victimes présumées de véritables agressions sexuelles mais aussi de possibles dénonciations calomnieuses », concluent Siham Andalouci et Abdourahman Kahin.

37 commentaires

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  1. Si Dieu est avec vous, vs n’avez nulle besoin des Hommes. Mais on signe quand même cette pétition pour être du bon côté. Bon courage @ vous dans cette épreuve, certes pas facile.

  2. On reproche souvent aux Musulmans de ne pas respecter soi disant respecter les lois de la république, alors que la présomption d’innocence fait partie de nos lois, et beaucoup l’ont bafouée.

    • Madame,
      les détenus musulmans sont les plus nombreux en Europe. ce n’est pas une question de religion, c’est une question d’éducation. Je serai ravie d’avoir d’ailleurs les références de grands psychologues sur les progrès des sciences de l’éducation dans le monde arabophone ?

  3. Et si c’était votre soeur ou votre fille à qui c’était arrivé?

    http://www.aymennjawad.org/2017/11/tariq-ramadan-the-insicere-hypocrite

    voila la traduction :
    J’ai été intriguée par la renommée que son nom attirait, et j’ai toujours aimé interagir avec ceux que je percevais comme intelligents et intellectuels, dans l’espoir que je pourrais apprendre d’eux et me lier d’amitié avec eux.
    En conséquence, j’ai décidé de rejoindre Tariq Ramadan sur Facebook Messenger en mars 2012, et nous sommes devenus amis sur Facebook, échangeant des messages, jusqu’au jour où il m’a contactée pour un appel vidéo Skype.
    J’étais hésitante, car je ne suis généralement pas une fan de la communication vidéo, mais il a insisté, me pressant de lui faire confiance et me disant que ce n’était pas sécurisé de communiquer sur Facebook. Il m’a envoyé une invitation Skype, que j’ai encore jusqu’à maintenant, mais comme je m’y attendais, la connexion était mauvaise et nous avons eu beaucoup de problèmes techniques. Nous avons cependant réussi à confirmer notre identité, de sorte que la communication a été réussie.
    Au cours de cette communication Skype, j’ai commencé à sentir qu’il pourrait avoir un intérêt pour moi qui était plus que l’intérêt d’un savant communiquant avec un fan cherchant à apprendre de lui. Au contraire, j’ai eu le sentiment que la romance était dans son esprit.
    Je me souviens avoir eu des sentiments mitigés après avoir parlé avec lui sur Skype. Je me suis sentie flattée qu’il me trouvait attrayante, mais j’ai également été surprise et choquée qu’un savant comme Tariq Ramadan se comporte de cette manière. Mon esprit était inondé d’un déluge de confusion et de culpabilité. Qu’en est-il de sa femme ? Était-il mécontent de son mariage ? Cherchait-il un divorce ? Je n’ai pas jugé approprié de l’interroger sur ces questions.
    Comment pouvais-je répondre à ses signaux ? Il semblait flirter si vite qu’il me sentait mal à l’aise. À la suite de cet événement, nous n’avons pas communiqué pendant un certain temps alors que je me concentrais sur l’avancement de ma carrière et la poursuite du rêve américain.
    Et donc cet homme est resté un peu un mystère pour moi, jusqu’à un jour de juillet 2013. Je l’ai approché pour lui demander s’il parlerait des événements dans la région de DC [Washington DC] dans un proche avenir. Il a rapidement répondu, notant qu’il participerait à un événement à la fin d’août 2013.
    Comme il n’était pas un fan de la communication par texte, affirmant que ce n’était pas sécurisé, nous n’avons pas parlé jusqu’à ce moment.
    Puis, le 29 août, je lui ai demandé s’il était dans la région de DC et il m’a dit qu’il était là. Enfin, pensai-je, le temps était venu de démêler cette énigme.
    J’ai suggéré une réunion pour le déjeuner, mais il a refusé en raison du fait qu’il était occupé et ne pouvait pas donner une réponse directe sur l’emplacement, et donc la logistique n’a pas fonctionné.
    Mais ensuite, du jour au lendemain, le 31 août, il s’est soudainement renseigné à nouveau au sujet de la réunion. Il m’a demandé pourquoi je voulais le rencontrer. J’ai précisé que la base de la réunion devrait être intellectuelle : je souhaitais apprendre de lui et j’avais encore quelques problèmes dans ma tête liés à sortir avec des non-musulmans. Je voulais aussi une réponse claire quant à savoir s’il était romantiquement intéressé par moi, et quel était précisément son statut matrimonial. S’il était marié, pourquoi aurait-il trompé sa femme ? Il devait sûrement savoir que de telles ouvertures étaient fausses. Pourquoi cette icône intellectuelle agirait-il comme ça ? Certaines remarques qu’il a faites, comme décrire mon admiration pour son intellect comme «très romantique», n’ont fait qu’exacerber mes préoccupations.
    La priorité était de fixer une heure et un lieu pour la réunion.
    Je lui ai déjà fait comprendre que j’avais un rendez-vous avec un médecin chrétien. Il était curieux de savoir si cette personne était mon petit ami, et a de nouveau offert des indices quant à ses propres intérêts romantiques en moi.
    «Vous m’avez dit que vous étiez attirés», s’aventura-t-il.
    Je lui ai rappelé que j’admirais son personnage, oui, et que pour une telle personnalité, il serait le rêve de beaucoup de femmes. Evidemment déçu, il a demandé : «Seulement?» Je l’ai ignoré et j’ai suggéré de me rencontrer tout de suite, peut-être dans le hall de l’hôtel où il logeait ou dans le parc. Les options étaient limitées car il était déjà 01h40 du matin. Cependant, il a insisté pour que je vienne directement à sa chambre d’hôtel, alors que je préférais rencontrer dans le hall d’abord.
    En chemin, il me pressa de venir directement dans sa chambre, ne voulant pas être vu en public.
    J’ai commencé à penser qu’il serait préférable de prendre un peu de recul et de le rencontrer demain pour le déjeuner, et lui a dit qu’il était difficile de trouver une place de parking. «Déçu, tellement, j’ai attendu 2 heures», m’a-t-il écrit, dans une frustration claire et probablement en voyant à travers de l’excuse.
    J’ai alors décidé que je n’avais pas d’autre choix que d’aller directement et de frapper à sa porte, et que son souhait d’une certaine intimité en tant que personnage public avait du sens pour moi. Au début, je n’ai pas reçu de réponse et je suis retournée à ma voiture pour recevoir un message de sa part me demandant où j’étais.
    Je suis ensuite retourné et j’ai frappé à la porte.
    Il ouvrit la porte.
    Nous nous regardâmes pendant 2 secondes : je pouvais immédiatement sentir l’excitation dans ses yeux. Il a offert de me serrer la main. L’éclairage était très faible, sauf pour la télévision mise en sourdine et une lampe de table. Il a dit que j’avais l’air beaucoup mieux en personne que sur les photos. Je lui ai demandé s’il rencontrait souvent des gens à travers les médias sociaux et ensuite en personne, mais il m’a assuré que j’étais la seule, car il me faisait supposément confiance.
    Je pouvais dire de ses regards qu’il était sexuellement intéressé par moi.
    Il m’a pressé de me détendre et de ne pas être nerveuse. J’ai essayé d’évoquer des sujets généraux de conversation, mais je me sentais tellement nerveux que je ne pensais même pas que j’étais cohérente. Il devenait trop tard. Je devrais y aller maintenant.
    Je me suis levée de ma chaise alors qu’il se tenait au milieu du salon, avec la porte derrière lui. Alors que j’essayais de partir, il m’a prise par le poignet, essayant de me serrer dans ses bras et il s’est penché pour m’embrasser.
    J’ai immédiatement détourné mon visage et je l’ai repoussé en lui disant : «Non, je ne le sens pas». Puis il m’a attiré encore plus fortement : « S’il vous plaît, s’il vous plaît.
    « Juste un câlin, juste un câlin », a-t-il insisté.
    J’ai élevé la voix : « Non, je ne le sens pas! »
    Il m’a ensuite relâchée, et est allé s’asseoir sur le canapé dans le salon.
    Je lui ai dit : «Pourquoi trompes-tu ta femme?
    Avec un sourire, il secoua la tête en disant : «Tu ne sais pas, tu ne sais pas ».
    « Je dois y aller maintenant », rétorquai-je.
    Une énorme déception me traversa alors que je quittais la pièce et traversais les couloirs. J’ai eu pitié de sa femme, trompée par lui. Elle ne méritait pas ça. Puis un plus grand sentiment de pitié : pour la Ummah, comme un orphelin aux mains d’un beau-père abusif. Comme j’étais trompée ! C’est le Tariq Ramadan qui me suppliait pour un câlin !
    Dans le même hôtel où il enseignait aux jeunes comment être un musulman exemplaire pendant la journée, il voulait tromper sa femme avec moi pendant la nuit!
    En suivant les révélations en cours sur l’inconduite sexuelle de Tariq Ramadan, cela m’attriste de voir à quel point Tariq Ramadan et les islamophobes se nourrissent si bien l’un de l’autre. Alors que la voix de la majorité des musulmans est marginalisée, cela me fait encore plus mal de voir Tariq Ramadan jouer la carte de l’islamophobie, l’utilisant pour cacher son comportement déplorable.
    Je terminerai en conseillant à la jeunesse musulmane :
    Tariq Ramadan n’est pas un savant sincère. Ne regardez pas cet homme comme votre modèle, votre guide pour vous aider dans vos questions de foi à mesure que vous grandissez, il n’est pas le supposé réformateur qui rassemble l’Islam et l’Occident.
    Courir des femmes et les violer n’a rien à voir avec la morale islamique.
    Tariq Ramadan n’incarne pas le caractère de notre Prophète Muhammad (PSAL).
    En toute sincérité, je ne peux pas décider qui est le plus dangereux pour ma religion : Tariq Ramadan, les islamophobes ou les extrémistes islamiques.

  4. Rechercher l’amitié d’un homme qui n’a pas voilé ses intentions séductrices ?! Se rendre dans sa chambre d’hôtel minuit passée, puis s’étonner, s’offusque et crier au scandale suite à son comportement ? voilà une tentatrice fautive qui joue candidement l’effarouchée !
    “Personne ne peut se dire invulnérable : fort, on se laisse tenter , faible, on se laisse séduire”
    Ce qui ne fait pas de Tarik Ramadan un violeur.

  5. Bien sûr et de manière inconditionnelle je soutiens monsieur Ramadan et si les idiots utiles veulent se substituer à la justice en le condamnant par avance, qu’ils continuent à aboyer. A ceux qui disent si c’était votre fille ou soeur, j’oppose si c’était vous ou votre frère ou votre mari?
    Je signe et plus

  6. Qu il ait eu une partie de jambe en l ‘air, on peut dire “SOIT” les sms de Tarek adressés à la fille sont équivoques, ” des mots doux , langoureux et hyper sensuels” , mais!!! je ne pense qu il est capable d’aller jusqu’a commettre un viol, cela étant dit , nous assistons aujourd’hui à un véritable tournant dans la vision qu’a le monde vis à vis le personnage de Tarek Ramadan, une véritable descente aux enfers, une chute du haut d un gratte -ciel, il passe du statut d’un leader charismatique , un guide spirituel de l islam à un vulgaire pervers sexuel , capable de donner un cours au Rez de chaussée d un hôtel sur comment doit être un musulman tous les jours et commettre l ‘adultère au premier étage du même hôtel,, ” il n ‘ y’a pas si longtemps , ou se même Tarek , demandait ” un moratoire sur la lapidation des femmes adultères dans l islam, ” , Et les hommes adultères on n’en ferai quoi???

  7. Assalamou ‘alaïkoum, la pétition ne porte évidemment pas sur la réalité des faits, elle ne porte que sur le traitement médiatique diabolisant et assymétrique clair des faits. Oui, il y a assymétrie, certains intellectuels de parti-pris ont défendu le producteur de cinéma et Polanski voire DSK au début, par contre, ils tombent à bras raccourci sur Tariq Ramadan sans égard à la présomption d’innocence. Mais c’est vrai que la présomption d’innocence s’aplique aussi aux plaignantes, on n’a pas non plus le droit de les réputer menteuses avant que la vérité se manifeste, si elle se manifeste.

    Wa salem.

    Croissant de lune.

  8. Le viol est condamnable, qu’il soit commis par une chrétien, un musulman, un juif ou un athée. Ceci étant dit, si je me rends nuitamment dans la chambre d’hôtel d’un homme, je ne me plaindrais pas par la suite du fait qu’il a essayé de m’embrasser. Si j’ai bien compris devant le refus de sa visiteuse tardive, M. Ramadan l’a laissée partir sans plus. On est donc loin d’un viol ou de toute autre forme de brutalité. Il s’agirait ici tout simplement d’une tentative maladroite de séduction. Pour ce qu concerne les accusations de viol, le dossier étant aux mains de la justice, il convient, dans ce dossier comme dans tout autre, de s’abstenir de commentaires en attendant les résultats de l’enquête. M. Ramadan est une personnalité publique, adulée par les uns, contestée par les autres, mais de toute évidence de grande notoriété, et donc vulnérable. Personnellement, j’apprécie globalement les livres de sa plume que j’ai eus l’occasion de lire et je trouves que son approche est intéressante et méritante.
    Ne connaissant pas le dossier, je me limite de lui accorder le droit à la présomption d’innocence, tout en laissant à ses accusatrices et donc présumées victimes la faveur du doute.

  9. De quelle colère et de quel espoir cette femme n’a-t-elle pas été rassassiée ? A-t-elle au ventre une faim rageuse qui lui refusait le droit d’oublier ??
    Au mépris des règles ordinaires de l’honnêteté intellectuelle dont font preuve en général,les hommes et les femmes qui se respectent,Cette femme m’étonne par les contre-vérités et les questions étranges et indécentes qu’elle pose.
    « Qu’en est –il de sa femme ? »
    « Est-il mécontent de son mariage ? »
    « Cherchait-il un divorce ? » Certes, il ne m’appartient pas d’entrer dans les méandres de la psychanalyse pour déceler ce qu’elle pense en son for intérieur,mais ces questions en elles mêmes trahissent sa pensée et son projet centré uniquement sur son « moi personnel » Continuons…………………Une année après,elle revient à la charge. «En juillet 2013, je l’ai approché »…Tiens ,tiens !……… :… « J’ai suggeré une réunion pour le déjeuner mais il a refusé .» Dommage !
    …………… « J’admirais son personnage. »………Romance ?
    « Il serait le rêve de beaucoup de femmes. » Utopie ?
    « Quel était précisement son statut matrimonial ? » Boom !
    Vouloir construire un foyer pour en détruire un autre.A votre âge,madame,vous êtes l’inconscience même et vous le savez fort bien ! prétendez vouloir l’éviter alors que vous n’hésitez pas de lui rendre visite en pleine nuit dans sa chambre d’hôtel ! Et vous venez maintenant en 2017 nous servir un plat empoisonné et infect . AVEZ VOUS UNE CONSCIENCE ? Je voudrais sincèrement le savoir.
    J’aime · Répondre · 3 h · Modifié

  10. Comment peut-on se dire « pleinement solidaires des luttes des femmes qui dénoncent la culture du viol qui sévit au sein de nos sociétés » et du même souffle appuyer Tariq Ramadan? Est-ce que les musulmans qui appuient cette pétition se sentent tellement menacés et bafoués dans leur orgueil et amour-propre qu’ils ne peuvent faire preuve de discernement et d’impartialité?

  11. “Il se peut que des femmes, frustrées, imaginent être violées pour avoir quelque chose à dire et faire les intéressantes.”Ouh là! Comme si les femmes qui libèrent leurs paroles (emprisonnées et tues depuis des décennies) suite à des abus d’hommes puissants avec l’affaire Weinstein, recherchaient l’attention avec des histoires de viol pour “faire les intéressantes”. C’est mépriser les femmes que de suggérer ceci et c’est refuser de voir la réalité des abus de pouvoir que malheureusement beaucoup d’hommes exercent de facon primaire avec leurs sexes.

  12. Il faudrait lire et réfléchir les propos de l’homme de culture érudit Tahar Ben Jelloun qui écrit avec justesse qu’il a constaté que dans certains milieux: “au lieu de se poser des questions en attendant que la justice dise son mot concernant les accusations de viol et de harcèlement sexuel, on sort du placard l’éternel complot, pneu de secours quand la raison est en panne ou s’endort.” Quand on ne peut se justifier et s’expliquer avec la raison et les faits, on se fabrique une enveloppe de martyr, on joue avec les pulsions et les passions du peuple et on range la raison bien loin au placard. http://fr.le360.ma/monde/tariq-ramadan-la-chute-dune-star-142877

  13. Dans tout ce que vous avez écrit ,Marceau Long,une seule phrase est vraie ,et résume tout le commentaire”…il a refusé “. Le Professeur Tarik Ramadan qui est resté insensible à vos sentiments à son égard ne voulait pas tenter l’aventure dans laquelle vous avez essayé de l’entraîner pour assouvir vôtre désir. (votre visite en pleine nuit dans sa chambre d’hotel).

  14. La face cachée de Tarik Ramadan
    Menaces, insultes, diffamation. Tous les musulmans qui ne font pas allégeance au petit-fils d’Hassan Al-Banna, Tariq Ramadan, déclenchent son courroux. Une chronique de Ian Hamel
    par La redaction de Mondafrique

    En septembre 1994, Tariq Ramadan, professeur de français dans un collège de Genève, crée l’association Musulmans, Musulmanes de Suisse (MMS) et se bombarde président, sans tenir compte du fait que la plupart des musulmans de Suisse ne viennent pas d’Afrique du Nord mais de Turquie, de Bosnie, du Kosovo, et vivent en Suisse alémanique. Dès le 16 décembre 1994, Tariq Ramadan organise le premier congrès du MMS. Les musulmans ne se bousculent pas pour répondre à son appel. Qu’à cela ne tienne, il fait venir par bus entiers de l’Hexagone des militants de l’union des organisations islamiques de France (UOIF), proches des Frères musulmans, notamment Malika Dif et Hassan Iquioussen.
    Mais une journaliste du magazine suisse L’Hebdo révèle le pot aux roses, titrant « Les musulmans de Suisse étaient… français ». Elle raconte qu’à l’intérieur du congrès, les non musulmans et les journalistes auraient été traités d’« insectes ». Tariq Ramadan ne s’en relève pas. Il décide d’abandonner la Suisse pour la France.
    Faux professeur à Fribourg
    Aujourd’hui encore, le petit-fils d’Hassan Al-Banna, le fondateur des Frères musulmans égyptiens, peine à se faire entendre sur les bords du lac Léman. Le Centre islamique de Genève, créé en janvier 1961 par Saïd Ramadan, le gendre d’Hassan Al-Banna, aujourd’hui dirigé par son fils Hani Ramadan, le frère de Tariq, est considéré par beaucoup de musulmans comme une secte obscurantiste. C’est sans doute la seule mosquée en Europe appartenant exclusivement à une seule famille, les Ramadan. Quant à Tariq Ramadan, il n’a pas laissé que de bons souvenirs en Suisse. Enseignant, il séchait très souvent sa classe, critiquait ses collègues. Dans son livre Les Musulmans dans la laïcité, publié en 1994, il écrit en page 175 que les cours de biologie, d’histoire et de philosophie « peuvent contenir des enseignements qui ne sont pas en accord avec les principes de l’islam ».
    Et surtout, il adresse des chroniques dans les journaux, notamment dans “Le Monde”, pour réclamer « un moratoire sur l’application de la charia ». Il se présente comme « professeur de philosophie et d’islamologie à l’université de Fribourg ». Or, il n’est ni professeur, ni même assistant. Tariq Ramadan se contente de donner bénévolement chaque semaine un exposé d’une heure sur l’islam aux étudiants fribourgeois. Néanmoins, c’est cette carte de visite biaisée qui lui permet de se faire passer à l’étranger pour un universitaire. « Malgré un bagage intellectuel assez léger, Ramadan se prévaut aujourd’hui d’enseigner à Oxford. Il oublie simplement de préciser que sa chaire universitaire est financée intégralement par le Qatar », souligne Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE. Pour mémoire, en sortant son chéquier, l’un des fils de Kadhafi avait obtenu un doctorat d’une université britannique, ne se donnant même pas la peine de le rédiger lui-même.
    Des guetteurs sur la Toile
    Charles Genequand, spécialiste du monde arabe à l’université de Genève, n’a jamais été convaincu par le sérieux de Tariq Ramadan. Il lui a refusé sa thèse portant sur le réformisme islamique et Hassan Al-Banna. Les raisons ? Tariq Ramadan tentait de faire passer son grand-père pour un Gandhi musulman. « Non seulement, il refusait d’apporter des corrections à sa thèse, mais il harcelait les membres du jury pour l’obtenir au plus vite », se souvient Charles Genequand.
    Témoignage confirmé par Ali Merad, professeur émérite à l’Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III et auteur de trois “Que sais-je ?” sur l’islam. Tariq Ramadan est allé jusqu’à le menacer d’une plainte universitaire s’il n’obtenait pas son doctorat. « J’ai été directeur de thèse pendant près de quarante ans en France, en Belgique, en Suisse. Je n’ai jamais vu un étudiant se conduire de la sorte », a témoigné Ali Merad (1). À cette époque, Tariq Ramadan décrochait lui-même son téléphone pour insulter et menacer tous ceux qui n’appréciaient pas à sa juste mesure son talent.
    Aujourd’hui, il peut compter sur des dizaines de guetteurs sur la Toile. « Il suffit que j’écrive trois lignes sur Internet un peu critique vis-à-vis de Tariq Ramadan pour que je reçoive immédiatement une cinquantaine de messages plus que désagréables de la part de ses sbires », dénonce Ahmed Benani, politologue et anthropologue à l’université de Lausanne, décédé voici un an. « Tariq Ramadan n’est qu’une icône télévisuelle. Où sont ses travaux universitaires ? Aucun chercheur, qu’il s’agisse d’Olivier Roy, de Gilles Kepel, de Rachid Benzine, de feu Mohammed Arkoun ou d’Abdelwahab Meddeb ne l’a jamais pris au sérieux », lâche Ahmed Benani, qui a connu à Genève Saïd Ramadan, le père d’Hani et de Tariq Ramadan, disparu en 1995.
    Les musulmans privés de parole
    Même son de cloche de la part de Mohamed-Chérif Ferjani, islamologue et professeur à l’université Lyon-2. « Les insultes ? Je ne prends même plus le temps de les lire. En revanche, Tariq Ramadan n’ose pas m’affronter directement. J’ai dénoncé ses multiples mensonges dans mon livre Le politique et le religieux dans le champ islamique (2) ». Pour enjoliver l’image d’Hassan Al-Banna, Tariq Ramadan gomme systématiquement le caractère militaire et violent des Frères musulmans, en traduisant par exemple « jundî », non pas par « soldat », mais par « militant », et « katîba » par « cercle » au lieu de « brigade » ou « phalange ». Plus grave, il oublie de rappeler qu’Hassan Al-Banna prônait le califat « comme la seule forme possible de l’Etat islamique ». « Une bonne partie des attaques sur Internet sont pilotées par des professeurs d’université français. Ils demandent à leurs étudiants-chercheurs d’insulter tous ceux qui émettent des doutes sur les compétences de Tariq Ramadan », assure Mohamed-Chérif Ferjani.
    « Bien évidemment, Tariq Ramadan a beau jeu de prétendre qu’il n’y ait pour rien. Mais je constate qu’il n’a jamais pris ses distances avec les insultes et les menaces proférées par ses acolytes. Ces derniers s’en prennent tout spécialement aux intellectuels d’origine musulmane. Le but est de créer un climat détestable et de tout faire pour empêcher les musulmans, qui ne partagent pas les idées de Ramadan, de s’exprimer », commente Haoues Seniguer, maître de conférence en science politique à Sciences Po Lyon. « C’est d’autant plus désagréable que les écrits de ce personnage méprisant manquent terriblement d’épaisseur scientifique. Un élément significatif : les lacunes révélatrices en matière de culture islamologique où les références à des penseurs tels que Rachid Benzine, Nasr Hâmid Abû Zayd, ou Mohamed Arkoun sont systématiquement absentes, voire écartées, car elles ne cadrent pas avec son système idéologique global ».
    La bouche tordue par la haine
    Même son de cloche de la part de Dominique Avon, agrégé d’histoire, licencié d’arabe, professeur à l’université du Maine, spécialiste des religions : « Dans Muhammad, vie du prophète, Tariq Ramadan s’en tient à un discours de traditionniste en présentant Adam comme le premier prophète ! Adam est une figure mythique, aucun autre universitaire un peu sérieux n’oserait écrire ce genre de chose », souligne-t-il, ajoutant que « celui qui se présente comme islamologue n’utilise jamais la moindre source académique pour parler des premiers siècles de la religion musulmane ». Ses seules références sont le Coran, les Hadiths (les actes et les paroles du prophète) non soumis à la critique historique, et quelques commentateurs médiévaux soigneusement sélectionnés.
    Face à des contradicteurs, Tariq Ramadan abandonne très vite son sourire de miel, pour éructer, la bouche tordue par la haine. Le docteur Bakary Sambe, enseignant-chercheur au centre d’étude des religions, UFR des civilisations, arts et communication, à l’université Gaston Berge, à Saint-Louis du Sénégal, en a fait la triste expérience. « Alors qu’en France, il se vante d’être pleinement européen. En Afrique, il désigne l’Occident comme l’origine de tous les maux des musulmans. Sur l’intervention française au Mali, il adopte exactement la même position que les Frères musulmans, le Tunisien Rachid Ghannouchi et l’Egyptien Mohamed Morsi », rappelle Bakary Sambe. Mais pour s’être opposé à Tariq Ramadan, l’universitaire sénégalais a été présenté comme « anti-arabe » et même « pro-israélien », dans des écrits adressés à des étudiants musulmans, jusqu’aux Etats-Unis. « J’ai été obligé d’écrire un article en anglais pour contrer tous les mensonges que Tariq Ramadan proférait à mon égard », dénonce le chercheur africain.

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