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Des mamans voilées interdites d’entrée dans un lycée pour ne pas faire tache sur la photo scolaire

C’est un ostracisme toujours aussi scandaleux qui perdure et dont l’école, ce temple du savoir et du savoir-être, ne ressort pas grandie : des mères d’élèves voilées ont été interdites d’entrée au lycée Jacques Brel de Vénissieux, n’ayant d’autre choix que d’attendre dehors, pendant plus de 1 h 30, que le rideau tombe enfin sur le spectacle de marionnettes qui se déroulait à l’intérieur.

Ce refoulement arbitraire et laïciste, qui s’autorise à élargir la loi du 15 mars 2004 à des adultes en s’appuyant sur la fameuse circulaire Chatel qui a fait des mamans voilées les nouvelles pestiférées de l’Education nationale sans que personne ne s’en offusque, bien au contraire, s’est produit le 17 décembre dernier, à la consternation des mères concernées.

Celles-ci peinent à se remettre de la terrible humiliation qui leur a été infligée, alors qu’elles accompagnaient les enfants de l’école Charles Perrault. On leur a alors signifié clairement et sans prendre de gants qu’elles n’étaient pas les bienvenues dans l’enceinte du lycée où devait avoir lieu un spectacle.

Livides, mais gardant la tête haute, ces mères mortifiées se sont inclinées devant cette injustice flagrante et l’application d’un décret en tout point liberticide et indigne, derrière lequel s’est retranché le proviseur de l’établissement. Un proviseur dénué de scrupules et de compassion envers ces pauvres femmes, rejetées comme des malpropres et contraintes de patienter en plein froid.

On n’insistera jamais assez, face à cette islamophobie institutionnelle qui sévit toujours aussi durement et cyniquement, en foulant aux pieds les valeurs républicaines, sur le fait que la loi de 2004 permet aux mères accompagnatrices d’enfants de se vêtir comme bon leur semble et par conséquent de sortir la tête couverte.

L’une de ces mamans et grand témoin, à qui l’on doit le récit des faits, est convaincue en son for intérieur que leur rejet a été aussi motivé par une autre raison inavouable, des plus accablantes pour le lycée et ô combien révoltante pour ces mères de famille offensées : ne pas voir des femmes voilées faire tache sur la photo de fête de fin d'année scolaire remise à la presse locale…

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