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Chicago : l’universitaire chrétienne, qui avait décidé de revêtir le voile en signe de solidarité avec les musulmans, a été licenciée

Le blizzard de la controverse qui a soufflé sur le Wheaton College de Chicago en décembre dernier, scindant en deux camps irréconciliables la direction de l’université et le corps professoral, a finalement emporté Larycia Alaine Hawkins dans son sillage glacial… Cette enseignante chrétienne, agrégée de sciences politiques, avait fait sensation à l’approche de la célébration de Noël, sous son voile arboré sur Facebook, dans les amphithéâtres, mais aussi à l’église, en signe de solidarité avec la communauté musulmane.

Universitaire estimée de tous, le Dr Larycia Hawkins qui espérait, la fleur au fusil, rallier ses compatriotes non musulmans à son noble combat pour la tolérance religieuse et contre la montée de l’islamophobie, a fini par rendre les armes sous le feu nourri de critiques internes qui avait entraîné sa suspension immédiate et la poussait inexorablement, depuis janvier, vers la sortie.

Bien que réconfortée par le soutien indéfectible de 80 collègues qui ont plaidé sa cause avec vigueur auprès du Dr Philip Grahal Ryken, le président du Wheaton College, resté sourd aux appels pressants exigeant sa réintégration, Larycia Hawkins a préféré mettre un terme aux hostilités en annonçant son licenciement à l’amiable, ainsi qu’elle l’a précisé dans un communiqué commun portant le sceau de l’université.

Après lui avoir reproché d’avoir trahi sa profession de foi, Philip Grahal Ryken s’est livré à un bel exercice de langue de bois en louant les qualités professionnelles et humaines de celle qui était devenue une grosse épine dans le pied :  « Le Wheaton College a sincèrement apprécié les contributions de Madame Hawkins au cours des neuf dernières années. Nous lui sommes reconnaissants pour son enseignement, son érudition, son dévouement au service de notre communauté, sa passion et son investissement auprès de nos étudiants », pouvait-on lire sous sa plume très institutionnelle.

« J’aime mon prochain musulman, non pas parce que il ou elle est américain(e), mais parce que il ou elle mérite d’être aimé(e) en raison de sa dignité humaine », déclarait fin décembre Larycia Alaine Hawkins pour justifier une métamorphose dictée par sa conscience à seule fin de réveiller les consciences, comptant sur l’esprit de Noël pour réchauffer les cœurs, mais en oubliant un peu vite son extrême fugacité…

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