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Canada : le Ramadan propice à la consolidation des relations entre musulmans et chrétiens

La célébration du mois sacré de Ramadan est une parenthèse spirituelle privilégiée, propice au renforcement de sa foi en Dieu, mais aussi de liens interconfessionnels rapprochant dans une proximité éclairée musulmans et chrétiens.

C’est à cette consolidation harmonieuse des relations islamo-chrétiennes qu’a récemment appelé le Vatican, à travers une missive que Prakash Lohale, le directeur des Affaires œcuméniques de l’archidiocèse de Toronto, a eu l’honneur de lire jeudi soir dernier, durant l’iftar qui s’est déroulé dans la Paroisse du Sacré-Coeur.

Composé de tables alléchantes mais aussi de tables rondes instructives, cet iftar des plus fraternels et enrichissants, qui fut ponctué d’un exposé sur le sens profond du jeûne en islam, a exaucé au centuple les vœux formés, depuis Rome, par l’évêque Miguel Ángel Ayuso Guixot, président du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

« Le mois de Ramadan, consacré au jeûne, à la prière et à l’aumône, est également un mois propice au renforcement des liens d’amitié et spirituels que nous avons noués entre nous,  chrétiens et musulmans. Je suis donc heureux de saisir cette occasion pour vous souhaiter une célébration pacifique et fructueuse du Ramadan », a déclaré Prakash Lohale, en remerciant chaleureusement les jeunes étudiants musulmans et catholiques, issus du même groupe de dialogue, d’avoir organisé ensemble ce dîner de rupture du jeûne.

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« Nous, musulmans et chrétiens, sommes appelés à nous ouvrir aux autres, à les connaître et à les reconnaître comme frères et sœurs. De cette manière, nous pourrons abolir les murs élevés par la peur et l’ignorance et chercher ensemble à construire des ponts d’amitié qui sont fondamentaux pour le bien de toute l’humanité », était-il encore stipulé dans le courrier officiel portant le sceau papal.

« Ces iftars interconfessionnels permettent de créer des passerelles de compréhension et de paix », s’est réjouie Sumeyye Aydin, une étudiante très investie dans le dialogue interreligieux. « Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres pour promouvoir la justice, l’amour, le respect et l’altruisme. Il est essentiel de nous rassembler autour de valeurs communes, tout en reconnaissant nos croyances et nos pratiques spécifiques », a-t-elle ajouté avec une belle ferveur.

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Point d’orgue de cet iftar réussi, qui a affermi et pérennisé les liens entre chrétiens et musulmans à Toronto, un passage marquant du document intitulé « Fraternité humaine pour la paix dans le monde et le vivre ensemble », qui fut signé aux Emirats arabes unis, le 4 février 2019, par le pape François et Ahmand Al-Tayyeb, le Grand Iman d’Al-Azhar, a été lu par Daniel Niamat, le porte-parole des Affaires œcuméniques de l’archidiocèse de la cité phare de l’Ontario.

« Nous, qui croyons en Dieu et en la rencontre finale avec lui et avec son Jugement, à travers ce document et sur la base de notre responsabilité religieuse et morale, nous nous adressons à nous-mêmes, aux dirigeants du monde, aux architectes de la politique internationale et de l’économie mondiale, afin d’exhorter à ce que se propage la culture de la tolérance et de la coexistence pacifique. Nous appelons à ce que cessent les bains de sang, les guerres, les conflits, la dégradation de l’environnement, mais aussi le déclin moral et culturel que connaît le monde actuellement ».

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4 commentaires

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  1. « Et celui qui ne veut pas mourir de soif parmi les hommes doit apprendre à boire dans tous les verres; et qui veut rester pur parmi les hommes doit apprendre à se laver avec de l’eau sale. »

    Ainsi parlait Zarathoustra

  2. « Nous, musulmans et chrétiens, sommes appelés à nous ouvrir aux autres, à les connaître et à les reconnaître comme frères et sœurs. De cette manière, nous pourrons abolir les murs élevés par la peur et l’ignorance et chercher ensemble à construire des ponts d’amitié qui sont fondamentaux pour le bien de toute l’humanité »

    Puisse notre disputeur patenté s’inspirer de ces mots.

    J’ai compris pourquoi notre ardent bretteur s’attelle à écorner tout ce que l’oumma peut produire, seul et désemparé, notre pauvre ami cherche peut-être à se convertir à l’islam.

    “N’est-ce pas cela : s’humilier pour faire souffrir son orgueil ? Faire luire sa folie pour tourner en dérision sa sagesse ?

    Ou bien est-ce cela : déserter une cause, au moment où elle célèbre sa victoire ? Monter sur de hautes montagnes pour tenter le tentateur?

    Ou bien est-ce cela : se nourrir des glands et de l’herbe de la connaissance, et souffrir la faim dans son âme, pour l’amour de la vérité ?

    Ou bien est-ce cela : être malade et renvoyer les consolateurs, se lier d’amitié avec des sourds qui m’entendent jamais ce que tu veux ?

    Ou bien est-ce cela : descendre dans l’eau sale si c’est l’eau de la vérité et ne point repousser les grenouilles visqueuses et les purulents crapauds ?

    Ou bien est-ce cela : aimer qui nous méprise et tendre la main au fantôme lorsqu’il veut nous effrayer? ” Zarathoustra. Nietzsche

    • Qu’est-ce qui se passe Zani ? Vous vous mettez à lire de la philosophie ? Quand vous aurez passer le stade du chameau, on reparlera de Nietzsche. Pour l’instant vous en êtes dans le « il faut » et le « tu dois ». Désolé mais la « soumission » n’a rien de nietzschéen. Vous repasserez donc pour me vendre votre religion.

  3. Dans les pays où l’islam n’est pas au pouvoir, il est toujours bon d’enfumer les kouffars pour qu’ils ne se méfient pas.
    Mais dans les pays musulmans..?

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