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Bouteflika officialise sa candidature à un quatrième mandat

Ira ou ira pas à la présidentielle en avril prochain ? La question lancinante qui, sur fond de tensions au sommet de l’Etat, était dans tous les esprits de l’autre côté de la méditerranée, ne se pose plus depuis quelques heures : Abdelaziz Bouteflika brigue bel et bien un quatrième mandat, ainsi que l’a affirmé le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal.

"Bouteflika sera candidat", a déclaré ce dernier, lors d'une conférence de presse à Oran, en marge de la cérémonie d'ouverture de la Conférence africaine sur l'économie verte, en précisant que "la demande insistante des représentants de la société civile" l’a convaincu de se représenter.

Et de quatre donc ! Cette annonce officielle met un terme à un insoutenable suspens qui a laissé planer le doute quant aux intentions réelles du président sortant et à sa capacité, intellectuelle et physique, d’assumer les plus hautes fonctions. Une capacité sérieusement mise en cause par  son accident vasculaire cérébral survenu l'an passé et la longue phase d’hospitalisation qui s’ensuivit en France, propices à toutes les interrogations et conjectures.

A 76 ans, le président algérien qui a joué l’Arlésienne depuis son retour à Alger, se faisant de plus en plus rare sur la scène publique, au risque d’alimenter les plus folles rumeurs, notamment sur sa mort, n'est nullement disposé à tirer sa révérence et à passer le flambeau, si l'on en croit son porte-parole Abdelmalek Sellal. Celui-ci a en effet insisté sur la "bonne santé" du septuagénaire, qui aurait bon pied bon œil pour présider encore longtemps aux destinées du pays, à qui il "a tout donné".

Le changement, ce sera pour plus tard en Algérie, selon le Premier ministre qui veille consciencieusement à son immobilisme, alors que plusieurs mouvements de l'opposition menacent d’ores et déjà de  boycotter le scrutin, dont le principal parti islamiste algérien, le Mouvement de la société pour la paix (MSP), intégré à l'alliance présidentielle jusqu'en 2012, qui dénonce "l'absence de véritable opportunité pour une réforme politique" et un manque de transparence, ainsi que le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), un parti d'opposition laïc kabyle.

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