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Bernie Sanders, sénateur du Vermont : “La valeur américaine de la justice et la valeur islamique de la justice ne font qu’un”

Loin de s’avouer vaincu après sa défaite aux primaires du Parti démocrate en 2016, vampirisées par la sulfureuse affairiste Hillary Clinton, Bernie Sanders, le sénateur du Vermont qui avait imprimé sa marque singulièrement humaniste sur la présidentielle américaine, se jette à nouveau dans la fosse aux lions.

Pas question pour ce vieux briscard de la politique qui, à l’aube de ses 75 ans, avait réussi l’exploit d’incarner le renouveau de l’autre côté de l’Atlantique, séduisant à la fois la jeune génération et les classes populaires, de prendre sa retraite !

D’autant plus qu’une nouvelle échéance cruciale se profile à l’horizon 2020 et que l’envie de croiser le fer avec Trump est une extraordinaire source d’émulation…

Samedi soir, sur la scène de la 56ème Convention annuelle de la Société Islamique d’Amérique du Nord (ISNA), Bernie Sanders, ce fils d’immigrés juifs qui prêche inlassablement et depuis longtemps en faveur de la « solution pacifique à deux Etats » dans ce qui est communément appelé le « conflit israélo-palestinien », a exposé sa vision de l’avenir, aux Etats-Unis et dans le monde.

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Devant plus de 7 000 de ses concitoyens de confession musulmane qui l’écoutaient avec un grand intérêt, le sémillant septuagénaire du clan Démocrate a fait entendre sa différence. Une heureuse différence qui, dans l’Amérique de Trump inféodée au puissant lobby pro-sioniste, résonne comme une forte dissonance…

« Les États-Unis doivent adopter une approche impartiale pour mettre fin à l’occupation israélienne et aider le peuple palestinien à accéder à l’indépendance dans un État souverain », a-t-il martelé sous des applaudissements nourris.

« Mon administration, si j’accédais aux plus hautes responsabilités, constituerait un véritable bouclier pour les droits de l’Homme, les protégeant de la haine et du racisme sous toutes ses formes. La valeur américaine de la justice et la valeur islamique de la justice ne font qu’un », a-t-il clamé avec ferveur, tout en réitérant sa ferme opposition au « décret anti-musulmans » de la honte, entériné par l’actuel locataire de la Maison Blanche.

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Appelant à soutenir le Cachemire indien, majoritairement musulman, face à la violente répression infligée par l’Inde ultra-nationaliste, et à mettre en œuvre une politique américaine de l’immigration basée sur la compassion et non sur la diabolisation, voire la criminalisation des demandeurs d’asile, Bernie Sanders a fustigé la rhétorique « trumpienne » haineuse et ses effets pernicieux.

L’incendiaire de Washington n’a qu’à bien se tenir, car le sénateur du Vermont est résolu à lui donner du fil à retordre en 2020 ! Véritable antithèse de Donald Trump, il se pose en garant des libertés, de la tolérance religieuse et de la concorde nationale, dans une Amérique à nouveau rongée par ses vieux démons.

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3 commentaires

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  1. Sans voir, je dirai que 80 pour cents des américains n’ont jamais quitter les USA, c’est facile de mentir aux gens qui veulent croire.

    “La valeur américaine de la justice et la valeur islamique de la justice ne font qu’un”.

    Peu être.

    La justice est pour régler les différents, sans différent, elle n’a aucune importance.
    si on a pas de différents avec les autres, il faut en créer pour avoir toujours le mot justice en tète.

    “La valeur américaine de l’injustice et la valeur islamique de l’injustice ne feront jamais un”.
    L’injustice est ne pas mettre les choses à leur place.

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