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Australie : un musulman désigné “Père de l’année”

En dépit de ses craintes de ne pas être le père parfait, le Dr Jamal Rifi, cette figure charismatique de la communauté musulmane australienne et distinguée à maintes reprises pour ses inestimables contributions par une nation reconnaissante, est tout à la fois un roc, un guide et un exemple pour ses cinq fils, dont la fierté d’être les enfants du « Père de l’Année 2015 » n’a jamais été aussi forte.

C’est de loin sa plus belle récompense dans la moisson de médailles qui lui ont été décernées au fil des années, couronnant son extraordinaire dévouement auprès de ses coreligionnaires et ses efforts incessants pour les fédérer et stimuler les énergies positives, Jamal Rifi a fait du chemin depuis son départ de sa terre natale, le Liban, transitant par la Roumanie pour y poursuivre ses études de médecine, avant d’élire domicile de manière définitive en Australie, où il réalisa son rêve australien en blouse blanche au sein de l’Université de médecine de Sydney.

"Le noyau de toute société est la famille et les pères ont un rôle vital à jouer", a déclaré, visiblement ému, ce médecin apprécié de ses patients et activiste communautaire mis aujourd’hui à l’honneur par le Centre Pasteur de Newton, un organisme de bienfaisance oeuvrant pour les enfants. "Ce titre ne pouvait que revenir au Dr Rifi, dont la générosité, l’investissement sans compter, depuis plus de vingt ans, dans le domaine de la jeunesse, de la famille, du développement communautaire, et du rapprochement entre musulmans et non musulmans sont remarquables", a loué la direction du Centre Pasteur.

Se dressant avec le même courage contre les gangs qui ont gangréné la communauté libanaise, contre la barbarie de l’Etat Islamique, et contre la fureur des extrémistes de droite australiens, ignorant les menaces de mort qui tentèrent de le réduire au silence, Jamal Rifi s’est aussi illustré dans la lutte contre les dangers de la radicalisation avec la fougue et la grandeur d’âme qui le caractérisent.

"Malheureusement, certaines personnes vulnérables ont été sous l'influence de la propagande du soi-disant Etat islamique", se désole-t-il, en ajoutant aussitôt : "Fort heureusement, nous avons pu créer des groupes de dialogue au sein de notre communauté afin d'éclairer les esprits les plus impressionnables et en pleine confusion, et leur démontrer les mensonges, les inepties et la capacité de nuisance de cette idéologie du mal."

"Il a réalisé tellement de choses, mais vous savez, sa famille passe et passera toujours avant tout pour lui. Tout ce qu'il a fait a été pour la communauté, mais aussi pour nous éduquer et nous armer afin d’être capables d’affronter tous les obstacles de la vie", a commenté Faisal, son fils aîné admiratif, tandis que son petit frère renchérissait avec enthousiasme, prêt à marcher sur les traces de son papa : "Il nous a enseigné à dépasser nos peurs et à aller au bout de tout ce que l’on entreprend".

Pour conclure en beauté la cérémonie de remise de prix, le Dr Jamal Rifi a eu l’agréable surprise de recevoir « Ce grand honneur » des mains de son ami de toujours, le député travailliste Jihad Dib, qui fut intarissables d’éloges : "Jamal est un activiste communautaire qui est doté d’une vraie conscience sociale. C’est un véritable concentré de puissance au sein de la communauté. C’est un père pour tous les jeunes musulmans, et notamment ceux qui n’en ont pas, sa chaleur humaine, ses conseils avisés, sans jamais porter de jugement, sont très recherchés et font que l’on se confie facilement à lui". Le père idéal, en somme.

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