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Noreen Rahman, la première femme musulmane à parcourir le monde sur un bateau du “Clipper Race”

C’est toutes voiles dehors que les 12 bateaux engagés dans le « Clipper Race », la célèbre et plus longue course océanique du monde, ralliant Londres à Rio de Janeiro, ont levé l’ancre le 30 août dernier, intégrant pour cette dixième édition un membre d’équipage pas comme les autres, vers lequel tous les regards se tournent : Noreen Rahman, professeur de mathématiques de son état, dont le voile arboré sur l’un des voiliers en lice a créé l’événement le jour du départ, aux abords de Tower Bridge.

Noreen Rahma radieuse, à la veille de répondre à l'appel du large

Elle vogue sur la mer en mettant le cap sur la réduction des préjugés, Noreen Rahman, qui était déjà grisée par cette aventure fluviale alors même qu’elle était encore à quai, s’est portée volontaire pour faire partie de l’un des équipages amateurs qui composent chaque embarcation.

Si elle avait pu hisser son propre pavillon, il flotterait au vent aux couleurs de la tolérance et de la cause féminine, la jeune femme d’origine pakistanaise étant déterminée à traverser le vaste océan pour mieux briser les stéréotypes, d’où qu’ils viennent.

"Je suis une femme pakistanaise et musulmane traditionnelle, et je veux que les gens sachent que nous ne vivons pas enfermées dans la bulle dans laquelle la société et notre communauté nous placent », a-t-elle lancé souriante, la veille de son départ. « Oui, on peut être musulmane et se passionner pour la voile !", s’est exclamée celle qui est aussi attirée par l’appel du large, ajoutant avec une belle ardeur et force de conviction : "C’est ce message plein d’espoir que je veux transmettre aux jeunes filles à qui j’enseigne les mathématiques. Le monde leur appartient, et rien ne devrait s’opposer à ce qu’elles puissent relever de formidables défis, tels que celui que je me suis lancée à moi-même aujourd’hui."

Au moment de quitter la terre ferme, Noreen Rahman, qui a indiqué qu’elle ne dérogerait pas à ses cinq prières quotidiennes, était envahie par une profonde émotion, consciente d’être devenue la figure de proue de cette traversée exaltante pour toute une nouvelle génération de jeunes filles musulmanes.

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