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Assassinat Père Jacques Hamel : “ça n’a rien à voir avec l’islam”, s’est émue Latifa Ibn Ziaten

On ne présente plus Latifa Ibn Ziaten, cette mère courage du défunt Imad, l'un des soldats tués par Mohammed Merah à Toulouse en 2012, qui a transcendé son deuil cruel en se faisant le chantre du vivre-ensemble dans une France où elle est devenue une icône d’un islam dit « modéré » et de la lutte contre la radicalisation des plus jeunes, même sous son voile d’ordinaire honni.

Distinguée par le prix de la fondation Chirac, le 19 novembre dernier, mais huée pour son couvre-chef, le 8 décembre, par des esprits laïcards chagrins dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, en marge d’une rencontre sur la laïcité, manifestement sectaire et agressive pour ses détracteurs, elle a fait part de son immense émotion sur TF1 à l’annonce du  meurtre abominable du père Jacques Hamel, d’autant plus qu'elle habite à proximité de la petite commune de Saint-Etienne-du-Rouvray, douloureusement éprouvée, et que son fils en était originaire.

A l'unisson de l'imam local sous le choc, Mohammed  Karabila, la condamnation de Latifa Ibn Ziaten est ferme et accablée à la fois : " C'est pas loin de chez moi, c'est à 1 km. Ce drame réveille cette grande douleur, personne n'est à l'abri. Je travaille avec toutes les religions, sur le vivre ensemble, j'incite à aller vers l'autre. Je condamne totalement ce qui vient de se passer, ça n'a rien à voir avec l'islam. C'est du terrorisme, c'est vraiment tuer l'humanité. Il n'y a plus aucun respect pour la vie, il n'y a plus rien, c'est grave", s'est-elle émue.

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