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ArabSat et NileSat dans la ligne de mire des parlementaires Américains

Les chaînes de télévision arabes devront recourir à l’autocensure si elles ne veulent pas être étiquettées de « terroristes » par la Chambre des représentants américains, déterminée à ne plus transiger avec une liberté de ton qui qualifie ou plutôt disqualifie la présence de ses troupes en Irak et en Afghanistan, en les traitant « d’occupants », ou pire encore « d’envahisseurs »…

Et quoi de plus dissuasif qu’une loi qui guettera le moindre faux pas, en vue de pénaliser les chaînes satellitaires arabes indociles, qui refuseraient de se plier à ce qui ressemble fort à une injonction de la première puissance mondiale !

Si en théorie, seuls les médias très militants sont sur la sellette, la décision politique américaine entretient sciemment une ambiguïté qui loge tout le monde à la même enseigne, dont les fournisseurs d’accès satellite tels que ArabSat et NileSat, qui sont à leur tour dans le collimateur de Washington.

Sauf à chanter les louanges de l’invasion américaine, en versant dans un angélisme laudatif à la gloire des bienfaiteurs d’Outre-Atlantique, il y a fort à parier qu’aucune chaîne arabe ne courbera l’échine au point de se subordonner au diktat de parlementaires sous influence, notamment du « lobby sioniste » comme l’affirme le directeur de la chaîne Al-Manar, Abdallah Kassir.

Au terme de la loi adoptée mardi dernier, l’homme fort de Washington, Barack Obama, devra rendre des comptes d’ici à six mois sur les « incitations à la violence anti-américaine au Moyen-Orient ».

Mais, le prix Nobel de la Paix céderait-t-il déjà le pas à un futur procureur intransigeant des médias arabes, cherchant à museler des vecteurs de communication dont le libre arbitre égratigne le mythe Obama ?

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